© Richard Ernest Yap / IStock.com Un plat populaire des Philippines, le poulet «adobo».

Après les gastronomies thaï, vienamienne et coréenne, c’est l’art de la cuisine des Philippines qui sera à l’honneur l’an prochain, selon le groupe de conseil en restauration new-yorkais Baum + Whiteman, qui l’indique dans son rapport annuel. Les consultants y prédisent les aliments et les concepts de restauration qui deviendront de plus en plus populaires dans les hôtels et les restaurants des États-Unis, bon baromètre des futures tendances mondiales.

Comme d’autres populations immigrées avant elle, la communauté philippine américaine (notamment présente dans le soin, chez les infirmières, dans la technologie et l’hôtellerie) a suscité un intérêt croissant pour sa cuisine, selon le groupe.

En 2018, on devra s’attendre à ce que cet intérêt mène la cuisine philippine au premier plan du monde gastronomique, tout comme cela s’est produit dans le passé pour les cultures alimentaires asiatiques, notamment thaïlandaise, vietnamienne et coréenne.

Les recherches concernant la nourriture philippine ont doublé depuis 2012 sur Google, selon Baum + Whiteman. 

Par ailleurs, la plus grande chaîne de fast-food philippins, Jollibee, ouvre massivement des restaurants aux États-Unis, proposant à ses clients des plats comme la «Palabok Fiesta», qui se compose de nouilles dans une sauce aux crevettes agrémentée de «chicharron» (saucisse de porc), de pétales de tinapa (un poisson fumé), de porc sauté et d’oeuf, ou encore des hamburgers à l’ananas.

Cette chaîne dispose de 35 établissements aux États-Unis, au Vietnam, à Hong Kong, en Arabie saoudite, au Qatar et au Brunei.

La cuisine philippine atteint également les sommets de la gastronomie.

L’an dernier, les éditeurs du prestigieux magazine gastronomique «Bon Appetit» ont placé le restaurant philippin «Bad Saint», à Washington, en deuxième position de leur liste des meilleurs nouveaux restaurants américains pour 2016.

En dehors de la cuisine des Philippines, le groupe de conseil prévoit également que la nourriture de rue indienne va devenir plus commune l’an prochain, de la putine au poulet tandoori aux burritos d’agneau épicé en passant par la pizza au poulet massala.

Et tandis que les restaurants de barbecue coréens à l’ambiance frénétique sont devenus un élément incontournable de la scène gastronomique américaine, Baum + Whiteman pense que la cuisine coréenne devrait devenir plus sophistiquée en 2018, les chefs et restaurateurs cherchant à reproduire le succès du «Jungsik», un établissement new-yorkais qui est le premier restaurant coréen aux États-Unis à remporter une deuxième étoile dans le guide Michelin.

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