The Associated Press

Les normes de construction et les matériaux utilisés au Québec limitent les risques qu’un incendie, tel que celui survenu le mois dernier dans la tour Grenfell à Londres, se produise ici, selon les autorités.

Si l’enquête sur l’incendie de Londres se poursuit, certains éléments semblent pointer du doigt vers les choix des matériaux et leur installation. Les revêtements composites à base d’aluminium ne résistant pas à des températures suffisamment élevées, les plaques d’isolation en polyéthylène n’auraient pas dû être utilisés dans un bâtiments de cette hauteur et le mode d’installation avec un espace entre la façade et le parement aurait favorisé un effet de cheminé qui a pu alimenter le brasier.

Le HLM du 970 rue Robin

Sachant par exemple que l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM) rénove certains de ses habitations à loyer modique (HLM) en faisant appliquer des revêtements muraux sur les façades – comme au 970, rue Robin –, y a-t-il un risque?

Les autorités se font rassurantes. «L’OMHM effectue un bilan de santé de l’ensemble de ses 850 bâtiments à l’intérieur d’un cycle de cinq ans. Aucune problématique n’a été soulevée en ce qui a trait aux matériaux utilisés pour les revêtements. Aucun des types de revêtement comme ceux de l’incendie de Londres n’est utilisé», précise Jules Chamberland-Lajoie, relationniste à la Ville de Montréal.

Par ailleurs, une vérification supplémentaire est menée en lien avec la loi 122, qui oblige à inspecter l’ensemble des façades de ses tours d’habitations de cinq étages et plus. «Une première phase de ce processus de vérification supplémentaire vient d’être complétée et il n’y a rien à signaler de ce côté. Si des réparations s’avéraient nécessaires en terme de stabilité du parement, des travaux de réfection seraient alors programmés», ajoute M. Chamberland-Lajoie.

Qu’en est-il alors des autres édifices, tels que les tours d’habitation et les hôpitaux? «Le produit utilisé en Europe ne peut se retrouver au Québec, car il ne répond pas aux normes d’incombustibilité», explique Sylvain Lamothe, porte-parole de la Régie du bâtiment du Québec. Ce dernier souligne qu’au-delà du revêtement, il existe plusieurs paramètres améliorant la sécurité incendie, tels que les gicleurs, les séparation coupe-feu, les sorties d’urgence, etc.

Ce pourrait-il que les édifices plus anciens ne répondent pas aux normes actuelles? «Oui, car les exigences évoluent avec le temps et rien n’oblige les propriétaires à modifier leur édifice à chaque fois», répond M. Lamothe.

«Ceci dit, quand des travaux majeurs doivent être entrepris dans certaines sections, il y a obligation de s’adapter aux nouvelles normes, par exemple en ajoutant un système de gicleurs», ajoute-t-il.

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