S’appuyant sur le rapport sur le marché locatif publié cette semaine par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) constate que les appartements vacants sont trop rares, en particulier pour les familles avec enfants et les ménages à faible revenu.

À deux semaines du 1er juillet, le FRAPRU s’attend donc à ce que bon nombre de ménages peinent à se trouver un appartement dans la région métropolitaine de Québec, où le taux général d’inoccupation a encore chuté à 0,4 %. Il estime aussi que la situation demeurera difficile pour les ménages à faible revenu des régions métropolitaines comme Montréal, Gatineau et Sherbrooke, où l’offre générale de logements est plus grande, mais où les appartements à bas loyer sont en pénurie.

Selon la SCHL, les loyers des immeubles auraient progressé en moyenne de 2,2 % entre 2009 et 2010, ce qui est 3 fois plus que les indices de la Régie. Ce sont les logements de deux chambres qui ont subi de fortes hausses.

La Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) déplore toutefois la confusion qui règne sur la variation des loyers au Québec. «La Régie du logement du Québec qui, dans des documents qu’elle a choisi de garder confidentiels à compter de cette année, fait plutôt état de hausses de loyer de 1 % en moyenne par année», souligne Hans Brouillette, directeur des affaires pu­bliques de la CORPIQ À la lecture du rapport de la SCHL.  

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