Collaboration spéciale Pierre Castonguay

Cultiver un petit potager, même en ville, n’est pas une activité réservée aux jardiniers aguerris. Et pas besoin d’être un vrai pouce vert expérimenté pour récolter de bons légumes cet été, selon le spécialiste Pierre Castonguay!

Fondateur de Jardin de cuisinier, Pierre Castonguay s’emploie, depuis trois ans, à dessiner des potagers répondant aux critères du développement durable et de la culture biologique, puis à les entretenir pour ses clients. Puisque la culture maraîchère n’a plus de secrets pour lui, Métro l’a pressé de dévoiler ce qui fait son succès dans les cours arrière.

Est-il déjà trop tard pour commencer un potager?
Non, c’est le bon temps pour planter et semer. On peut planter jusqu’au milieu de juin sans problème.

Quel est le meilleur moment pour chaque étape de la réalisation d’un potager?
Tout dépend de l’ampleur des travaux à exécuter pour bâtir l’aménagement du potager. Idéalement, il est toujours mieux de préparer le sol à l’automne pour être prêt au printemps.

Quand on commence de zéro, quelles sont les étapes à suivre?
Premièrement, se procurer de bons livres. Ensuite, bien étudier son terrain pour savoir où sont les endroits les plus chauds et ensoleillés.
Un minimum de 4 à 5 heu-res d’ensoleillement est nécessaire pour la grande majorité des cultures. Il faut aussi déterminer ce qu’on a envie de cultiver. Enfin, il faut ameublir le sol, vérifier le pH et apporter les correctifs nécessaires. Si le sol est très lourd ou très peu fertile, il faudra peut-être envisager d’ajouter de la nouvelle terre. La fertilité du sol est la base de la réussite.

En ville, on a souvent très peu d’espace pour faire son jardin. Quels sont vos principaux conseils pour y arriver?
On n’a pas le choix de laisser tomber certaines cultures et de miser sur celles qui n’ont pas besoin d’une grande surface pour bien produire. Les grimpants sont aussi d’un grand secours. On peut également planter les arbres fruitiers en les adossant à un mur et en les taillant en espalier (ou en éventail, NDLR).

Quels sont les aspects les plus importants quand vient le temps d’aménager un petit espace?
L’aspect esthétique est pour moi primordial, surtout si on a un point de vue de l’intérieur de la maison. Il devient alors primordial de bien l’intégrer au bâti et à l’aménagement existant.

Quelles espèces devraient être privilégiées en ville?
Pour les petits espaces, les grimpantes sont à privilégier. Je pense aux pois, aux haricots grimpants et aux concombres. On peut aussi semer à la volée de petits carrés de mesclun ou de roquette. En général, les légumes racines supportent bien une forte densité, mais il faut éviter de planter trop serré les plantes sensibles aux maladies fongiques, par exemple les tomates.

Quelles espèces sont les plus faciles à cultiver et qu’est-ce qui devrait être réservé aux jardiniers plus expérimentés?
La majorité des espèces sont relativement faciles à cultiver, mais j’éviterais le chou-fleur et le melon la première année.

Pour ceux qui n’ont pas accès à un bout de terrain, est-ce qu’il y a des possibilités? Un minipotager en pot, par exemple?
Oui, en pot sur le balcon. Évidemment, compte tenu de l’espace, le choix est plus restreint, mais rien ne nous empêche de faire pousser des tomates, des fines herbes, des mescluns, de la roquette, des aubergines, etc. On peut aussi acheter des bacs en plastique faits pour les plantes légumières. Très performants, ils possèdent leur propre réserve d’eau et sont souvent employés sur les toits ou les balcons.

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