Après avoir vécu à Montréal et à Toronto, Julie Raymond en avait assez de la vie urbaine. Elle a donc décidé de s’établir à Sainte-Adèle, dans les Laurentides, afin d’y réaliser un projet d’autoconstruction.

«J’ai grandi à Piedmont, la ville voisine. On peut donc dire que je suis revenue à mes racines», se réjouit la jeune femme, qui a repris, il y a quelques années, les rênes de l’entreprise fondée par son grand-père, Les glissades des Pays d’en haut.

Mme Raymond a profité de son retour dans la région de son enfance pour relever un nouveau défi: construire sa propre maison. «Avant de revenir dans l’entreprise familiale, j’ai étudié, puis travaillé en design intérieur. Malgré cette expérience, j’avais besoin d’une personne pour me guider dans mon projet. J’ai donc décidé de faire appel à un architecte», indique-t-elle.

L’apprentie constructrice a finalement retenu les services d’Appareil Architecture, une firme qui en était alors à ses tout débuts. «Afin que le projet s’intègre bien dans son environnement, je me suis d’abord inspirée des maisons typiques de cette région. J’ai remarqué que plusieurs d’entre elles avaient un toit pentu, de larges vérandas et un parement extérieur de bois. La maison de Julie reprend ces mêmes éléments, mais de manière un peu plus contemporaine», explique la fondatrice de l’agence, Kim Pariseau.

Cette dernière a aussi insufflé une touche nordique au projet. «L’architecture nordique se caractérise, entre autres, par des lignes sobres, de même que par un aménagement à la fois fonctionnel et confortable. Comme les peuples nordiques passent beaucoup de temps à l’intérieur durant les longs mois d’hiver, leurs maisons doivent en effet offrir des espaces où il fait bon vivre», précise-t-elle.

Pour le confort de ses occupants, la Maison boréale – c’est ainsi que le projet de Julie Raymond a été baptisé – est équipée d’un foyer. Elle dispose aussi d’une abondante fenestration et d’un plafond cathédrale. «Grâce à ces éléments, la pièce principale, où se trouvent le salon et la salle à manger, est à la fois lumineuse et très spacieuse», ajoute Kim Pariseau.

L’architecte a également pris soin d’adapter le projet aux réalités du Québec. «Lorsqu’on parle d’architecture nordique, on pense évidemment au design scandinave. Mais on oublie que notre province a sa propre identité nordique», dit celle qui a elle-même effectué une partie de sa formation au Danemark.

En plus de faire appel à des artisans locaux, notamment pour la réalisation du garde-corps qui borde la mezzanine, elle a donc recouvert les murs intérieurs de bois. «Les Scandinaves n’ont pas autant de forêts que nous. C’est pourquoi ils utilisent plus de béton dans leurs constructions», précise Mme Pariseau.

En chiffres

  • 5 : nombre approximatif de mois qu’a duré la construction, en excluant le temps nécessaire à la finition intérieure.
  • 2400 : superficie, en pieds carrés, de la demeure.
  • 250 000 : coût approximatif, en dollars, du projet.
  • 2005 : Année au cours de laquelle le projet a remporté le prix du public du concours Boréalité, organisé par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.

Aussi dans Maison :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!