Une étude récente menée par des chercheurs finlandais montre qu’un régime alimentaire sain peut permettre d’accroître les capacités de lecture d’un enfant au cours de ses trois première années de scolarité.

L’équipe de l’Université de Finlande orientale et de l’université de Jyväskylä a étudié 161 écoliers âgés de 6 à 8 ans.

L’équipe a analysé l’alimentation des enfants grâce à des cahiers de nutrition et a testé leurs aptitudes scolaires via des tests standardisés.

Plus le régime alimentaire des enfants était fidèle au régime nordique et aux recommandations nutritionnelles finlandaises (qui préconisent une alimentation riche en légumes, en fruits et en baies, en poisson, en céréales complètes et en graisses non saturées, mais pauvre en viande rouge, en sucre et en graisses saturées), plus il était considéré comme équilibré.

Selon les résultats obtenus par les chercheurs, publiés dans la revue en ligne European Journal of Nutrition, les enfants s’alimentant ainsi obtiennent de meilleurs résultats aux tests de lecture que ceux qui suivent un régime alimentaire peu équilibré.

Les résultats sont indépendants de nombreux autres facteurs tels que l’origine socio-économique, l’activité physique, l’adiposité (excès de graisse) et les aptitudes physiques. Cela permet de penser que les parents, les écoles et les gouvernements sont susceptibles de favoriser l’apprentissage de la lecture en favorisant l’accès à une alimentation saine.

D’autres études corroborent les faits

Déjà en 2015, une étude publiée dans la revue Public Health Nutrition montrait que la qualité du petit déjeuner avait un rôle à jouer dans les aptitudes scolaires des enfants.

En étudiant 5000 enfants âgés de 9 à 11 ans, les chercheurs de l’université de Cardiff ont remarqué que les enfants prenant un petit déjeuner se montraient deux fois plus susceptibles d’obtenir des résultats supérieurs à la moyenne lors des tests que ceux qui ne prennent pas de petit déjeuner. Les enfants qui consomment des aliments inadéquats au petit déjeuner, comme des bonbons des chips, ne témoignent d’aucune amélioration.

Des recherches publiées en 2013 par des chercheurs de l’Université d’Oxford (Royaume-Uni) dans la revue PLOS ONE ont également permis de démontrer que le taux d’omega-3 permettait de «prédire de manière significative» les capacités des écoliers à se concentrer et à apprendre. Un fort taux d’oméga-3, que l’on trouve dans les poissons gras comme le saumon, est associé à de meilleures capacités de lecture et de mémorisation, ainsi qu’à un nombre réduit de problèmes de comportement.

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