Getty Images/iStockphoto La motivation est très importante pour mémoriser quelque chose.

Quelle est la capitale du Chili? Qui a écrit Les fleurs du mal? Vous l’avez déjà su, mais impossible de vous en souvenir. Un formateur en mémorisation propose cinq étapes pour développer une stratégie de mémorisation infaillible.

CV

•    Nom : Sébastien Martinez
•    Pratique : Formateur en mémorisation, champion de France de la mémoire et auteur
•    Expérience: Depuis 2012
•    En librairie: Une super mémoire
•    En ligne: www.sebastien-martinez.com

1. Être motivé
«Pour pouvoir mémoriser et apprendre, il faut être motivé», explique Sébastien Martinez. Si on ne trouve aucun intérêt à apprendre quelque chose, il y a peu de chance qu’on le retienne. «La motivation, c’est notre énergie pour mémoriser», poursuit-il. Puisqu’il n’est pas toujours facile d’être motivé, le spécialiste a une solution : «Lorsqu’on a une information à retenir, il faut se poser la question : “À quoi va-t-elle me servir?” ou “Comment je vais m’en servir?”»

2. Comprendre ce qu’on doit mémoriser
Bien souvent, lorsqu’on cher­che à mémoriser une information, on s’encombre de détails. «Une plus petite somme d’information produira beaucoup plus de résultats», lance le champion. Ainsi, il est préférable d’enlever le superflu pour ne pas s’encombrer de détails. «On doit se demander: “Qu’est-ce qui est primordial?”, “Quels sont les mots clés?”, “Quelles sont les idées?”» M. Martinez suggère également de noter les renseignements afin de créer une note visuelle de l’information synthétisée.

3. Créer un lien entre le connu et l’inconnu
Pour le spécialiste, mémoriser, c’est créer un lien entre quelque chose de connu et d’inconnu. «L’idéal est de faire des liens, qu’ils soient logiques ou irrationnels, explique-t-il. Si on doit, par exemple, se souvenir que Minsk est la capitale de la Biélorussie, il faut arriver à associer les deux termes. Un lien logique, évident, s’imposerait si on était déjà allé en Biélorussie», note M. Martinez. Mais pour le lien loufoque, il faut laisser libre cours à son imagination. «On peut jouer avec la sonorité. Par exemple, la Biélorussie, ça ressemble phonétiquement à: une belle Russe. Minsk, ressemble à Minnie qui fait du ski», poursuit-il. Le lien irrationnel permet à chacun de créer les associations qui lui permettront de retenir l’information.

4. Utiliser ses cinq sens
La mémorisation consiste à écrire une information dans le cerveau. Plus on sollicite les cinq sens pour y parvenir, plus on a de chances de se souvenir. «Chaque sens utilise une aire précise dans le cerveau, précise Sébastien Martinez. En utilisant les cinq sens, on écrit à cinq endroits différents dans le cerveau. Lorsqu’on voudra récupérer l’information, on y aura accès par cinq portes d’entrée.» Ainsi en associant l’information à tous les sens, s’il y en a un qui fait défaut, un autre prendra le relais. «La mémoire est le cerveau, et les cinq sens en sont les interfaces», indique-t-il.

5. Ancrer les informations
Mémoriser une information, c’est bien, mais la consolider, c’est mieux. «Comme on le dit souvent, la mémoire est une faculté qui oublie. Pour lutter contre l’oubli, il faut revisiter les souvenirs pour les consolider», précise Sébastien Martinez. Ce n’est donc pas parce qu’on a appris une information qu’on s’en souvient. «Il faut réviser souvent et espacer progressivement les révisions, recommande l’expert. Idéalement, on révise une heure après avoir assimilé l’information, un jour après, une semaine après et un mois après.»

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