MONTRÉAL — Même une consommation modérée d’alcool semble nuire à la santé du cerveau, selon une étude britannique publiée par le prestigieux journal médical The BMJ.

On savait déjà qu’une consommation importante d’alcool était mauvaise pour le cerveau, mais les données étaient moins claires concernant une consommation modérée.

L’étude de 550 sujets sur une période de 30 ans a permis aux chercheurs de l’Université d’Oxford et de l’université College London de constater que les grands consommateurs d’alcool augmentaient leur risque d’atrophie de l’hippocampe, un type de dommage qui nuit à la mémoire et à la navigation spatiale.

Toutefois, même les buveurs modérés multipliaient par trois leur risque d’atrophie de l’hippocampe, comparativement à ceux qui ne buvaient pas du tout.

Une consommation élevée d’alcool a aussi été associée à une perte d’intégrité de la matière blanche (qui est essentielle au bon fonctionnement cognitif) et à un déclin plus rapide de la langue parlée (le nombre de mots commençant par une lettre spécifique qu’on peut énumérer en une minute).

Les chercheurs soulignent qu’il s’agit d’une étude d’observation et qu’il est donc impossible de conclure à un lien de cause à effet direct entre la consommation d’alcool et la santé du cerveau, mais ils estiment quand même que leurs conclusions ont des répercussions importantes pour les politiques de santé publique.

Aucun sujet n’était alcoolique et les scientifiques ont tenu compte de facteurs comme l’âge et le tabagisme dans l’analyse que leurs résultats.

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