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On estime qu’environ 1,5 million de Canadiens âgés de 40 ans et plus souffrent d’ostéoporose, une maladie qui se caractérise par une détérioration des tissus osseux. Voici comment s’en protéger.

CV

Nom: Suzanne Morin

Poste occupé: Professeure agrégée à l’Université McGill et médecin-chef, division de médecine interne générale et centre du métabolisme osseux du CUSM

Nombre d’années d’expérience: 25

1. Adopter un mode de vie sain
Plusieurs habitudes de vie peuvent altérer la santé de nos os. C’est le cas du tabagisme et de la consommation excessive d’alcool ou de caféine. À l’inverse, l’activité physique joue un rôle protecteur, car en plus de freiner la perte de densité osseuse, elle aide à prévenir les chutes en renforçant les muscles et en améliorant l’équilibre. «Tout exercice est bénéfique, à la condition qu’il soit vigoureux. Si on opte pour la marche, il faut que ce soit une marche rapide», souligne Suzanne Morin.

2. Surveiller ses apports de calcium et de vitamine D
Tout au long de notre vie, nos os se régénèrent, notamment grâce au calcium que nous ingérons. La vitamine D, quant à elle, facilite l’absorption de ce minéral. Le premier se trouve bien entendu dans les produits laitiers, mais aussi dans les légumineuses et les légumes verts, entre autres. La seconde est synthétisée par la peau lorsque celle-ci est exposée au soleil. «L’hiver, même si on passe nos journées à l’extérieur, on ne métabolise pas suffisamment de vitamine D. Il faut donc se tourner vers les suppléments», indique la médecin.

3. Connaître ses facteurs de risque
C’est bien connu: l’ostéoporose affecte principalement les personnes de plus de 50 ans et touche une plus grande proportion de femmes que d’hommes. En plus de l’âge et du sexe, il existe des facteurs de risque comme la race. En effet, les gens d’origine caucasienne ou asiatique seraient plus susceptibles d’en souffrir. La ménopause précoce, les antécédents familiaux, l’usage de certains médicaments comme les anticonvulsants ou des maladies particulières comme l’hyperthyroïdie sont d’autres éléments dont il faut tenir compte. «Si on présente plusieurs de ces facteurs, il est important d’en parler à son médecin», estime la chercheuse.

4. Prendre les fractures au sérieux
Subir une fracture au moment d’une violente chute en ski, c’est tout à fait normal. Mais se casser le poignet en trébuchant sur le plancher, c’est un peu plus préoccupant. «Les fractures dites de fragilisation sont celles qui surviennent lorsqu’on tombe de notre propre hauteur. Elles nous indiquent qu’il y a un problème avec la densité osseuse, car une personne en santé n’aurait pas subi ce genre de dommages», explique Suzanne Morin. Quand cela se produit, l’orthopédiste soigne la blessure, mais ne fait pas de suivi. Il faut donc prévenir notre médecin de famille, afin qu’il nous prescrive des tests plus poussés pour savoir d’où vient le
problème.

5. Consulter en cas de doute
«Lorsqu’on a des inquiétudes à propos de la santé de nos os, il ne faut pas hésiter à en parler à notre médecin, surtout si on a plus de 50 ans», dit la chercheuse. Celui-ci pourra procéder à une évaluation primaire, nous proposer des tests pour mesurer notre densité osseuse ou nous adresser à un spécialiste en clinique d’évaluation de l’équilibre, afin de diminuer notre risque de chute. Il pourra aussi nous fournir de l’information sur les médicaments qui peuvent être utilisés pour ralentir la perte osseuse et ainsi prévenir les fractures.

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