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TORONTO – Plusieurs ministres de provinces et de territoires au pays souhaitent que l’instauration d’un régime pancanadien d’assurance-médicaments fasse partie des enjeux de la campagne électorale fédérale, l’automne prochain.

Le ministre de la Santé ontarien Eric Hoskins — qui est aussi médecin — déplore qu’un Canadien sur dix ne puisse pas se permettre de payer pour des médicaments d’ordonnance.

M. Hoskins et ses homologues rencontrent des experts, lundi, à Toronto, pour discuter de l’établissement d’un régime d’assurance-médicaments au Canada — qui serait semblable au système de santé universel. Or, le gouvernement fédéral ne participe pas aux discussions.

Le ministre de la Santé de Terre-Neuve-et-Labrador, Steve Kent, estime que le gouvernement central a un «rôle important à jouer» dans la mise en oeuvre de ce projet, et il croit que la campagne électorale représente le moment idéal pour sonder les différents partis sur le sujet.

Le ministre néo-brunswickois Victor Boudreau a soutenu que les provinces et les territoires pouvaient poser certains gestes à eux seuls. Il croit cependant qu’Ottawa devrait être un partenaire dans ce nouveau programme national.

De son côté, le Britanno-Colombien Terry Lake affirme que les gouvernements provinciaux et territoriaux peuvent aller de l’avant sans le gouvernement fédéral. Ils ont déjà réussi à effectuer plusieurs économies en s’entendant à acheter ensemble certains médicaments pour bénéficier de rabais, a-t-il rappelé.

Le Canada est le seul pays industrialisé à ne pas disposer d’un système de santé universel qui comprend un régime d’assurance-médicaments.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) plaide en faveur de ce nouveau programme pancanadien.

Selon une étude, en achetant de grandes quantités de médicaments et en éliminant certains frais administratifs, le Canada pourrait épargner 11 milliards $ par année.

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