Collaboration spéciale Elizabeth Landry à Sydney.

Glamour, le métier d’hôtesse de l’air? Elizabeth Landry pense que oui. Cette agente de bord basée à Montréal écrit sur les hauts et les bas de son emploi sur dans blogue adéquatement nommé «L’Hôtesse de l’air».

Depuis quand tenez-vous votre blogue?
J’ai commencé en 2010. Au début, je voulais faire un blogue sur mes meilleures adresses comme agente de bord. Mais le premier article que j’ai publié, [c’était une anecdote] sur «le jus de tomate». J’avais vraiment écrit cet article en revenant d’un vol pour me vider le cœur, avec un ton humoristique.

Quel est le but du blogue?
Au début, c’était faire découvrir mes coups de cœur dans le monde, mais c’est devenu [des chroniques d’anecdotes humoristiques] en même temps. Quand on va sur le blogue, on a vraiment les chroniques et les destinations voyage. J’essaie de me concentrer plus sur le voyage parce que, à un moment donné, les anecdotes… je ne peux pas tout révéler!

À quel point est-ce que vous vous laissez aller sur le blogue?
Je me laisse aller toujours dans l’optique d’avoir du respect pour les gens. C’est sur que si je reviens d’un vol et que j’ai vraiment eu une mauvaise journée, j’aurais le goût de me vider le cœur. Mais j’essaie toujours d’être respectueuse et comprendre le point de vue du passager.

Est-ce que c’est ce que tu as toujours voulu faire, agent de bord?
J’ai étudié en communications, en publicité. J’aimais vraiment voyager. J’ai voyagé pendant mes études, j’ai travaillé en Europe. Le voyage c’est mon ADN. J’ai toujours pris le voyage pour faire des choses, c’est ça qui a guidé toute ma vie. Les gens me disaient «tu devrais être agent de bord», mais moi je disais «non, non, je veux aller à l’université». J’ai étudié en Espagne et si je n’avais pas fait ça, je n’aurais pas appris l’espagnol et je ne serais peut-être pas agente de bord. Je prenais tout le temps mes décisions en fonction du voyage.

Existe-t-il un voyageur typique?
Je rencontre deux types de voyageurs. Je fais des vols vers le Sud et vers l’Europe. Le voyageur qui va dans le Sud, c’est celui qui n’a jamais voyagé ou qui va juste dans le Sud. Souvent, il va au même endroit chaque année parce qu’il ne veut pas sortir de sa zone de confort.

Avec le voyageur européen, on passe à un autre niveau. Le vol est moins demandant, les gens ont l’air d’avoir voyagé plus. Ils vont dans des destinations par affaires ou c’est le point de départ d’un itinéraire par eux-mêmes. Ils vont louer une voiture, ils sont plus débrouillards. Je trouve que les vols sont plus agréables, mais encore là, ça dépend de la destination.

Existe-t-il un passager parfait?
Ça existe, ce sont des passagers qui rentrent dans l’avion en pensant aux autres aussi autour. C’est d’attendre aussi chaque service. Donne-moi pas tes déchets pendant que je passe le repas !

Le métier est-il aussi glamour qu’on le pense?
Moi, je trouve ça encore glamour. Ça va faire 11 ans déjà. C’est sûr que, dans l’avion, ce n’est pas le métier le plus glamour du monde. On sert les gens, des fois on est pris à nettoyer des vomissures. Les agentes de bord, on a mille métiers, on est infirmières, mécaniciennes. Mais j’ai la chance d’aller dans des destinations [tous frais payés], d’aller souper dans de bons restos, de découvrir de nouvelles places, de magasiner des choses qu’on n’a pas ici au Québec. Avec les années, ça devient un peu plus glamour. Tu choisis tes destinations en fonction de ton ancienneté.

Quels sont les moins bons côtés du métier?
La fatigue. Le décalage horaire. Le manque de routine. Un côté de moi aime beaucoup partir, mais des fois, la routine, ça me manque.

Que penses-tu des gens qui applaudissent?
Ce n’est pas québécois, c’est partout dans le monde. Moi je trouve ça correct. Avant d’être agent de bord, j’avoue que je trouvais ça niaiseux. Maintenant, je le prends comme un remerciement à l’équipage, je le prends comme ça été un beau vol. Le Canada anglais le fait, j’en ai aussi en Europe.

Son blogue: www.lhotessedelair.com

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