©Eric Cuvillier

Après les attentats de 2015 puis 2016, les hôteliers ont subi de plein fouet le recul de la fréquentation touristique en France, les obligeant à baisser les prix d’une nuit. Selon un rapport du cabinet KPMG publié mercredi, qui propose une photographie de l’hôtellerie française, la tendance baissière s’est interrompue en 2017, à l’exception des hôtels trois étoiles (-4,9%). A la fin 2018, il faudra s’attendre à un retour à la hausse des prix. 

L’hôtellerie française comptait 18 079 établissements, soit 652 698 chambres disponibles, à fin juillet 2018. En une année, cette capacité n’a diminué que de 1%. Depuis que la classification des établissements hôteliers a été restructurée en 2012, la catégorie «trois étoiles» est la mieux représentée, avec 246 627 clés. 

Contre toute attente, ce n’est pas une destination de la Côte d’Azur ou une grande métropole française qui présente l’une des plus fortes capacités hôtelières après Paris, mais bien la ville de Lourdes. En 2017, la capitale comptait 81 515 chambres tandis que la ville qui accueille des milliers de pèlerins catholiques chaque année en présente 10 323. Toutefois, les établissements hôteliers de la cité haute-pyrénéenne n’ont été qu’à moitié remplis (48%). Nice gère la troisième plus grande capacité hôtelière de France, avec 9873 clés.

De son côté, Marseille est la ville la plus dynamique en matière de nouvelles ouvertures. L’offre hôtelière a grimpé de 4,9% entre 2013 et 2017. L’actualité a participé à son succès, enchaînant les titres de capitale européenne de la culture en 2013, ville hôte de l’Euro en 2016 et capitale européenne du sport en 2017. Strasbourg constitue la deuxième ville la plus dynamique (+3,3%), devant Montpellier (+2,1%).

Palaces, l’exception parisienne
Le très haut de gamme, désormais classé «palace» pour la crème des établissements cinq étoiles, est une spécificité parisienne. D’après cette étude KPMG, l’offre de l’hôtellerie de luxe de la capitale française évolue plus vite que la demande et aucune autre destination dans le monde ne peut oser se comparer sur ce segment. En 2012, on comptait 1100 chambres dans cette catégorie. A l’horizon 2020, près de 2.100 clés devraient être disponibles. Les réouvertures de palaces mythiques se sont enchaînées: on se souvient du Ritz en 2016, de l’Hôtel de Crillon en 2017 tandis que le Lutetia a rouvert cette année.

Sur la base d’un calcul qui prend en compte le chiffre d’affaires par chambre disponible, Paris constitue la ville la plus onéreuse d’un panel européen qui comprend Londres, Rome, Amsterdam, Milan ou encore Vienne.

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