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Le camp de concentration Sachsenhausen, pour ne pas oublier (vidéo)

Photo: Marie-Pier Otis/Glober.tv

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Pour les Nord-Américains, la réalité des grandes guerres reste toujours intangible. On apprend les dates importantes à l’école, on regarde les films de Spielberg. Et on passe vite à autre chose, coincé dans les dédales de la vie quotidienne. Mais lorsqu’on se trouve sur place, lorsqu’on pose les pieds dans ces lieux qui ont vu les pires atrocités, impossible de ne pas être complètement bouleversé.

Le camp de concentration Sachsenhausen, en banlieue de Berlin, en Allemagne, est l’un de ces endroits. Ses épaisses cloisons ont vu entrer des centaines de milliers de Juifs, mais n’en ont vu à peu près aucun sortir, malgré les mots sur la grille d’entrée : Arbeit macht frei, «Le travail rend libre». Une ironie vicieuse à l’image des nazis.

Mettre les pieds à Sachsenhausen, Dachau ou Auschwitz, c’est en avoir la chair de poule, la bouche bée, les larmes aux yeux et le cœur serré. C’est voir l’horreur de ses propres yeux, presque entendre les cris stridents de détresse, s’imaginer les châtiments, la douleur, le désespoir.

C’est aussi en apprendre plus sur le mouvement nazi, le pourquoi, le comment, l’esclavage des détenus, les exterminations systématiques, les expériences scientifiques, l’ostracisme.

Visiter un camp de concentration, ce n’est pas fait pour allonger une liste d’attractions touristiques. Ce n’est pas une récompense. C’est un privilège. Afin d’éviter qu’un autre Holocauste se reproduise. Afin de comprendre que nous naissons tous égaux, et afin de s’apprécier les uns les autres.

Visiter un camp de concentration, c’est un devoir. Pour ne pas oublier.

Rédactrice : Marie-Eve Vallières
Caméraman : Étienne Melançon
Monteur : Éric Bouchard
Productrice/réalisatrice : Marie-Pier Otis
Glober.tv

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