Ryan Remiorz David Beckham. Ryan Remiorz / La Presse Canadienne

MONTRÉAL – Partout où il va, David Beckham ne passe pas inaperçu et sa visite à Montréal ne fait pas exception à la règle.

Après avoir été accueilli par des amateurs à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau, il a fait face au plus imposant contingent médiatique que l’Impact a attiré depuis son passage en MLS. Il y avait encore plus de journalistes que lorsque Joey Saputo a confirmé que le club passait en première division nord-américaine. Le principal intéressé ne changerait toutefois rien à toute cette attention.

«Pas du tout. Je suis heureux de ma vie et de tout ce qu’elle comporte. Je suis très confortable là-dedans. Je suis très chanceux, a-t-il admis. Jamais je ne m’en plaindrai. J’ai travaillé fort pour être où je suis. Ceci dit, c’est très excitant de venir jouer devant autant de monde.»

Et bonne nouvelle pour les quelques 60 000 spectateurs qui se rendront au Stade olympique, samedi, pour le match entre le Galaxy de Los Angeles et l’Impact: Beckham jouera.

L’entraîneur-chef du Galaxy, Bruce Arena, s’est un peu amusé avec les nombreux journalistes présents en ne voulant pas dévoiler son jeu. Mais on a fini par comprendre que Beckham — tout comme Landon Donovan et possiblement Robbie Keane — devraient être de la partie.

«Nous anticipons de le voir dans la formation, mais on ne sait jamais. Je devrais lui parler après la conférence de presse», a indiqué pince-sans-rire Arena.

Du moins, Beckham en a exprimé le désir, se disant très excité à l’idée de jouer devant autant de spectateurs.

«J’espère bien. Je crois avoir assez bien fait à l’entraînement», a de son côté blagué Beckham.

«Il y a une chance pour que ces deux-là jouent», a conclu Arena.

D’ailleurs la formation montréalaise a fait savoir en fin d’après-midi vendredi que plus de 60 000 billets avaient été vendus. Et malgré les nombreuses critiques à l’endroit de la surface synthétique utilisée par l’Impact, l’international anglais ne prévoit pas passer son tour.

«La plupart des joueurs n’apprécient pas jouer sur une surface synthétique, mais nous n’avons pas le choix, a noté Beckham. C’est la même pour les deux équipes, même s’il est évident que Montréal y joue plus souvent que nous. Au bout du compte, pendant le match nous n’y penserons plus.»

Plusieurs observateurs craignaient que Beckham, qui espère encore recevoir une invitation de la sélection anglaise pour l’Euro 2012, décide de ne pas jouer sur la surface synthétique de Stade olympique, comme il l’avait fait lors de son récent passage à Seattle.

Imposante présence médiatique

Afin de répondre à la très forte demande médiatique, le Galaxy n’a eu d’autre choix que de mettre sur pied un point de presse, et c’est dans une salle bondée que Beckham — accompagné de Donovan et Arena — a répondu avec le sourire à toutes les questions, signant même au passage une paire de sous-vêtements.

Beckham n’a reculé devant aucune question: il a parlé de sa rivalité avec Jesse Marsch, aujourd’hui entraîneur-chef de l’Impact, de la surface de jeu, de son désir de jouer à nouveau pour l’Angleterre… et a gracieusement accepté de signer la paire de sous-vêtements dont il fait la promotion et qu’une journaliste avait apportée avec elle à cette conférence de presse.

La super-vedette semble aussi bien au fait de ce qui se passe dans les autres sports nord-américains, notammenty au hockey. Quand un reporter lui a demandé comment il se sentait dans une ville plus réputée pour le hockey, il a répondu du tac au tac: «Je crois que c’est plutôt nous, la ville de hockey présentement», en référence aux succès des Kings de Los Angeles dans les présentes séries de la LNH.

«Désolé, je ne veux pas offusquer personne, a-t-il ajouté l’air gêné. Je sais que Montréal est une grande ville de hockey. Mais c’est fantastique ce qui se passe avec les Kings présentement. Mais je ne vais pas en dire plus à ce sujet!»

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