Jean Charest n’aurait pas pu mieux poser le dernier clou sur le cercueil du Parti libéral du Québec que par sa conférence de presse de vendredi dernier au sujet du rapport Duchesneau de l’Unité anticollusion.

En ignorant ce docu­ment-choc, qu’il a lui-même commandé –  mais qu’il n’avait pas parcouru –, Jean Charest a démontré encore une fois sa nonchalance lorsqu’il est temps de s’occuper des dossiers de corruption qui assaillent son administration.

Pourtant, s’il avait étudié l’histoire du parti dont il est présentement le chef et appris de celle-ci, il devrait se rappeler la cuisante défaite de Robert Bourassa en 1976 dans une aura de malversations dans la construction.

Et, pis encore, en tant qu’ancien ministre fédéral sous les conservateurs de Brian Mulroney, Jean Charest aurait dû être mieux avisé dans sa réaction à ce rapport dévastateur.

On se remémorera que les tories ont été pratiquement rayés de la carte électorale fédérale en 1993 après une succession de scandales. C’est exactement ce qui risque d’arriver au PLQ lors des prochaines élections provinciales, malgré le déni du premier ministre québécois.

– Jimmy St-Gelais, Saint-Jérôme

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