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REM: 300 M$ et un an de plus pour recouvrir les rails à Ville de Mont-Royal

Le bureau de projet du Réseau express métropolitain (REM) a confirmé mercredi que la couverture des voies à Ville de Mont-Royal – tel que demandé il y a quelques jours par le comité exécutif – pourrait coûter 300 M$ et ajouter «au moins un an de plus» à l’échéancier actuel des travaux. Le groupe a réitéré sa volonté d’assurer un travail «continu» dans ce corridor ferroviaire centenaire.

Ce changement qualifié de «majeur» par rapport au projet de référence demandera l’excavation de «2 km de voies ferrées», selon le bureau de projet. Cela représente quelque 90 000 m3 de sol et 94 000 m3 de roc. C’est six fois la quantité estimée pour la construction de la gare Édouard-Montpetit, localisée 70m sous le mont Royal.

Une voie piétonnière «universellement accessible» serait notamment ajoutée aux avenues Lazard et Jasper, en plus d’un nouvel espace public pour couvrir la voie ferrée permettant l’accès à la gare Mont-Royal. La Caisse de dépôt et de placement du Québec s’engage aussi à ce qu’un passage piétonnier et cycliste soit érigé des deux côtés de la voie. Une approche collaborative qui, selon le bureau de projet, «résulte d’exemples concrets qui favorisent cette intégration qui répond aux besoins locaux».

«Notre équipe travaille depuis deux ans au développement de solutions d’intégration tenant compte des caractéristiques propres aux environnements de vie traversés par le REM. Cette intégration dans le tissu urbain de chaque secteur est d’autant plus importante que la construction de la voie ferrée sous le mont Royal est en cours.» – Le bureau du projet du REM

Il y a quelques jours, le conseil exécutif de Ville de Mont-Royal adoptait une résolution à l’unanimité afin d’apporter des modifications concrètes à la mise en place du REM, l’acceptabilité sociale du projet n’étant pas assez présente, selon les élus.

Plusieurs citoyens avaient fait entendre dans l’espace public, au courant des dernières semaines, leur opposition à des passages de plus de 500 trains chaque jour. Un phénomène qui affecterait, selon eux, leur qualité de vie. À l’heure actuelle, quelque 60 trains de banlieue passent dans le secteur.

Une consultation publique
Le bureau de projet a lancé, il y a quelques mois, une consultation publique sur ces travaux d’intégration dans le quartier. Ces activités ont démontré, selon un communiqué, que la fréquence et le fonctionnement du REM «[ont été] présentés de manière transparente à partir du lancement du projet et répétés à chaque occasion pendant plus de deux ans».

Une proposition de service et du nombre de voyages – estimée à moins de 500 par jour, faisant écho aux revendications citoyennes – a notamment été présentée à la population et une réunion a eu lieu avec les élus municipaux.

Le bureau de projet dit aussi avoir participé au Bureau d’audience publique en environnement (BAPE) en plus d’avoir déposé un mémoire de la Ville de Mont-Royal favorable au projet. Des kiosques ont été crées pour informer le public et un comité de quartier, qui se rencontre mensuellement, a été mis en place.

L’organisme de coordination dit souhaiter «travailler avec les citoyens en établissant des comités de travail à deux niveaux: l’un pour la phase de construction et l’autre pour la phase opérationnelle». «Il est essentiel de travailler avec les résidants et les citoyens pour discuter de ces deux questions clés», a indiqué Jean-Vincent Lacroix, porte-parole du REM.

Le REM est un réseau de transports en commun proposé par le gouvernement Couillard qui ferait 67 km de long et qui compterait 26 stations entre les centres-villes de Montréal, de la Rive-Sud, de l’Ouest de l’Île, de la Rive-Nord et de l’aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau. Le système préconisé est celui de train léger électrique 100% automatisé.

S’il est concrétisé, le projet du REM sera disponible 20 heures par jour, et sera connecté à trois lignes du réseau du métro de Montréal.

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