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Saint-Laurent planifie sa transformation avec l’arrivée du REM

Maquette de la place publique prévue près de la station Côte-de-Liesse du REM, dans l'arrondissement de Saint-Laurent.
Maquette de la place publique prévue près de la station Côte-de-Liesse du REM. Photo: Courtoisie - Ville de Montréal

L’arrondissement de Saint-Laurent met les bouchées doubles pour la transformation de son territoire. Les élus ont dévoilé, mardi, deux plans directeurs qui guideront le redéveloppement du sud de l’arrondissement pour les prochaines décennies, notamment pour tenir compte de l’arrivée du Réseau express métropolitain (REM).

Les deux plans dévoilés concernent les «Portes d’entrée» de l’arrondissement – soit quatre artères menant à Saint-Laurent à partir du sud – ainsi que le secteur Hodge-Lebeau. Bien que distincts, les deux plans visent la création de milieux de vie et d’emploi plus verts, mieux connectés et propices à l’innovation.

L’arrondissement de Saint-Laurent fait face à plusieurs changements simultanés qui justifient cette planification à long terme. L’arrivée du REM, la mutation des activités industrielles et une forte croissance démographique sont autant de facteurs qui transforment le territoire à un rythme soutenu, indique l’arrondissement.

Un premier TOD industriel

Le secteur Hodge-Lebeau est appelé à devenir le premier secteurd TOD industriel au Québec (TOD venant de l’acronyme anglais pour transit-oriented deveolpment, ou le développement axé sur le transport). Centré sur la station intermodale Côte-de-Liesse du REM, inaugurée en novembre 2025, le plan directeur vise à densifier les activités économiques et à moderniser le tissu industriel du secteur en l’orientant vers l’industrie 5.0.

Le plan prévoit notamment la création d’une place publique d’environ 6 000 m² et d’une passerelle piétonne et cyclable au-dessus de la voie ferrée. L’axe formé des rues Hodge et Benjamin-Hudon sera également reconfiguré pour faciliter l’accès aux pôles d’emploi à partir de la station, avec des pistes cyclables protégées, des trottoirs élargis et des alignements d’arbres renforcés.

Selon l’arrondissement, c’est la première fois que les principes du TOD sont appliqués à un secteur industriel. Traditionnellement, les TOD combinent le développement résidentiel et commercial, souvent en intégrant quelques industries et des édifices à bureaux. L’idée est de faciliter la transition entre les résidences et les pôles d’emploi. L’île de Montréal en compte plus de 100, avec des dizaines d’autres sur les rives nord et sud.

Pour sa part, le secteur Hodge-Lebeau, situé de part et d’autre du REM à la hauteur de la station Côte-de-Liesse, est presque entièrement industriel. Il compte des laboratoires, des entrepôts et des installations de l’entreprise agroalimentaire Saputo, entre autres.

«Saint-Laurent franchit aujourd’hui une étape déterminante de son développement et entre dans une nouvelle phase de son histoire. Notre territoire connait une transformation accélérée liée à l’arrivée du REM, à la mutation des activités industrielles et à une forte croissance démographique. Avec ces deux plans issus de notre planification stratégique, nous posons les fondations des futurs développements et aménagements qui devront refléter la vision proposée, soit celle d’un territoire encore plus vert, plus innovant, mieux connecté et plus attractif, tant pour les résidents que pour les entreprises», affirme le maire de Saint-Laurent, Alan DeSousa.

Quatre artères repensées

Plus à l’ouest, le Plan directeur des «Portes d’entrée» touche un territoire de près de 300 hectares, articulé autour de quatre axes d’accès de l’arrondissement: les boulevards Alexis-Nihon, Marcel-Laurin et Décarie, ainsi que l’avenue Sainte-Croix. Il propose de requalifier progressivement des sites industriels et commerciaux en quartiers mixtes, intégrant logements, bureaux, commerces de proximité et équipements collectifs. Le tout structuré autour du transport en commun et des déplacements actifs.

Le plan prévoit également jusqu’à 160 000 m² d’espaces verts — parcs, zones de biodiversité et aires de loisirs — afin de lutter contre les îlots de chaleur et améliorer la gestion des eaux pluviales. À terme, le secteur pourrait accueillir 10 000 nouveaux résidents, 200 000 m² d’espaces économiques et une nouvelle école.

Parmi les projets phares figure un parc linéaire d’est en ouest, le long de la voie ferrée. Ce parc comprendrait une piste cyclable et permettrait de traverser la voie ferrée à la hauteur de la rue Manoogian pour rejoindre les espaces derrière les cégeps Vanier et Saint-Laurent.

La vision portée par ces deux plans repose sur la volonté de requalifier des sites clés, apaiser et connecter les rues, et créer des espaces publics de qualité.

Cet article a été produit par l’intelligence artificielle et édité par un journaliste. Veuillez consulter notre Politique d’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins journalistiques pour en savoir davantage sur nos pratiques concernant l’IA. Pour toute question, contactez Olivier Robichaud, rédacteur en chef, à l’adresse orobichaud@journalmetro.com.

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