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Montréal

La STM réclame un financement fédéral renforcé. Toronto et Ottawa aussi

Marie-Claude Léonard, directrice générale de la STM, lors d'un point de presse.

Marie-Claude Léonard, directrice générale de la STM.

Les trois plus grandes sociétés de transport collectif du Canada haussent le ton. La Société de transport de Montréal (STM), la Toronto Transit Commission (TTC) et TransLink ont déposé un mémoire prébudgétaire conjoint dans lequel elles réclament un meilleur financement du gouvernement fédéral.

Le mémoire s’articule autour de trois recommandations.

La première consiste à rétablir intégralement les 30 milliards de dollars de financement sur dix ans du Fonds canadien pour le transport en commun (FTCC). En janvier, le gouvernement Carney a réduit la cagnotte à 25 milliards.

«[Nos] réseaux de transport sont un puissant levier pour réduire le coût de la vie, améliorer la productivité et appuyer la construction de logements. Mais en l’absence d’investissements fédéraux adéquats et prévisibles, les grands projets risquent des retards, des coûts en hausse et un ralentissement des progrès pour les collectivités partout au pays», écrivent les trois organismes dans un communiqué conjoint.

La deuxième demande porte sur l’accélération et la simplification des processus d’approbation pour les projets déjà prêts à démarrer. Selon les trois organisations, des mécanismes d’approbation trop complexes risquent de retarder des projets dont l’approvisionnement et la construction sont pourtant prêts à être lancés, entraînant des surcoûts et privant les usagers de bénéfices attendus.

La troisième recommandation vise à rendre le fonds permanent, prévisible et indexé en fonction de l’inflation et des coûts de construction. Les sociétés demandent également que le gouvernement fédéral maintienne son engagement annuel de 3 milliards de dollars au-delà de 2036. Une meilleure prévisibilité permettrait de planifier les investissements, y compris dans le maintien des actifs.

En mars, la STM affirmait être incapable de réduire le déficit du maintien des actifs sans investissements gouvernementaux supplémentaires.

Des besoins supplémentaires de 50 G$

Ensemble, la STM, la TTC et TransLink assurent quotidiennement le transport de millions de personnes dans les régions de Montréal, de Toronto et du Grand Vancouver. Or, les trois sociétés devront faire face à des besoins dépassant les 50 milliards de dollars au cours des dix prochaines années.

Ce montant comprend les besoins de base de la TTC (21,3 G$) et de la STM (12,9 G$). Ces sommes sont pour l’entretien et les projets en cours, elles n’incluent pas les projets d’expansion. À Ottawa, TransLink réclame 20 G$ pour son plan «Access for Everyone».

Consultez le mémoire prébudgétaire conjoint de la STM, de la TTC et de TransLink:

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