Montréal

Larry Smith: exit, la langue de bois

Larry Smith n’a pas de regrets. Le candidat du Parti conservateur dans Lac-Saint-Louis, dans l’ouest de Montréal, défend ses propos francs. Et il croit que son honnêteté l’aidera à se faire élire. Métro s’est entretenu avec lui.

Vous avez été au centre de l’attention depuis le début de la campagne. Trouvez-vous le monde de la politique plus dur que celui du sport?
Je ne pratique pas la langue de bois. J’ai toujours dit les choses telles qu’elles sont. Je ne veux pas être un politi­cien de carrière. Ça fait long­temps que je regardais la scène politique à Montréal et surtout dans l’Ouest-de- l’Île. Rien ne se passait. C’est pourquoi j’ai fait le saut.

Vous ne voulez pas être un politicien de carrière? Que voulez-vous dire?
Le fait que je sois honnête et que je dise la vérité n’est pas nécessairement l’image qu’on se fait de la politique. Je veux être un agent de changement. C’est évident que je dois apprendre le lan­gage politique, mais la langue de bois n’est pas mon style. Je serai toujours direct.

Impossible de ne pas vous parler des propos que vous avez tenus sur la langue. Regrettez-vous ce que vous avez dit à propos de la protection du français?
Quand j’ai décidé de rester ici en 1976, j’ai pris l’engagement d’apprendre le français. Mes enfants sont bilingues. Les lois sont là pour protéger la langue. J’ai été direct en disant que les jeunes avec qui je parlais me disaient qu’il fallait regarder vers l’avenir. Les anciennes batailles ne sont plus à refaire. Mes commentaires étaient corrects, et je suis très enthousiaste face à l’avenir du Québec.

Est-ce que, depuis le début de la campagne, le Parti conservateur vous a rappelé à l’ordre?
Non, non, non. Le Parti sait qui est Larry Smith. Les gens que je rencontre disent apprécier ma franchise. Ils trouvent ça rafraîchissant.

Vous êtes un nouveau venu en politique, mais on mise beaucoup sur vous pour qu’un premier député conservateur soit élu à Montréal en plus de 20 ans. Trouvez-vous qu’on vous en met lourd sur les épaules?
Je suis content que les gens m’encouragent et que le Parti me donne cette responsabilité. J’ai passé ma vie à Montréal. Je suis très conscient des priorités dans Lac-Saint-Louis.

Votre adversaire libéral, Francis Scarpaleggia, l’a emporté par près de 12 000 voix lors des dernières élections. Croyez-vous en vos chances?
Je fais la même chose en politique qu’au football : j’y vais verge par verge. Notre stratégie est très simple. Nous allons parler au plus grand nombre de personnes possible. La demande pour du changement dans l’ouest de Montréal est très forte.

Le Parti consacre beaucoup d’efforts à conquérir l’Ouest- de-l’Île.
Ma priorité, c’est Lac-Saint-Louis. Évidemment, je regar­de toute l’île de Montréal, mais mon attention est centrée sur ma circonscription.

Pourquoi, selon vous, les conservateurs ont-ils de la difficulté à percer à Montréal et dans les autres grandes villes du pays?
À Montréal, c’est plutôt une question d’histoire. Je ne peux pas parler du passé, mais je peux parler de l’avenir. Et l’avenir est avec les conservateurs.

Est-ce que vous avez l’impression que le parti se concentre davantage sur les régions du Québec que sur Montréal?
Les conservateurs gouvernent tout le Canada. Je pense que c’est égalitaire.

Qu’est-ce qui vous a le plus séduit dans le programme?
Le facteur économique. M. Harper a fait un travail remarquable, et c’est pour cela que nous sommes si bien positionnés depuis la reprise économique.

Montréal n’était pas repré­senté dans le dernier gouvernement. Que vous a-t-on promis advenant une victoire?
Ma seule attente, c’est d’être élu dans Lac-Saint-Louis. S’il y a des opportunités, on verra après. M. Harper ne m’a fait aucune promesse, et je n’ai rien demandé.

Vous ne diriez pas non à un poste de ministre…
J’ai beaucoup de désirs, mais mon plus grand, c’est de gagner dans Lac-Saint-Louis.

Si vous êtes élu, qu’aimeriez-vous faire pour Montréal?
Dans Lac-Saint-Louis, la priorité, c’est le train de l’ouest. Ce projet va créer des emplois. Nous voulons aussi travailler avec les jeunes familles et les aînés. En ce qui concerne l’ensemble de la ville de Montréal, ce n’est pas mon domaine actuel­lement. Je me concentre sur ma circonscription, en espérant gagner. Je pourrai ensuite étudier les priorités pour Montréal.

Est-ce que vous vous concentrez surtout sur les électeurs anglophones?
Non. Nous avons des anglophones, des francophones et des allophones qui nous appuient. Il faut faire le lien entre ces personnes. Nous voulons créer un sentiment d’appartenance pour tout le monde.

Qu’est-ce que vous détestez en campagne électorale?
Comme c’est ma première campagne, il n’y a rien que je n’aime pas. J’adore ça.

Un candidat d’un autre parti que vous admirez?
Je n’ai pas le temps d’observer les autres candidats, je travaille 24 heures sur 24. 

Un repas typique d’une campagne électorale?
Beaucoup de Subway! 

Une chose dont Montréal a besoin?
Une représentation des conservateurs.

Si vous ne faisiezpas de politique, que feriez-vous?
Je ne pense pas à ça. Je suis à 110 % dans la politique.

La première chose qui vous vient en tête lorsque vous entendez :

Stephen Harper: Excellent leader
Montréal: Ville de mes rêves
Coalition: Pas la solution
Sénat: Excellente expérience
Gouverneur général: Un homme très respecté

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