Biodégrader le styromousse pour pas cher, c’est possible, croient deux étudiants Montréalais, qui ont remporté un prestigieux prix, récemment, en Suède.
Grâce à leurs expérimentations, Alexandre Allard, 19 ans et Danny Luong, 20 ans, ont isolé trois bactéries capables de dégrader 69% du polystyrène en deux semaines. «On a pris un gros tas de terre contenant près d’un million de bactéries qui n’avaient que du styromousse à manger. Après 13 semaines, il ne restait que trois bactéries qui avaient survécu en mangeant le polystyrène», résume Danny Luong qui étudie actuellement au cégep de Ste-Foy.
Les deux premiers types de bactéries sécrètent des biosurfactants, qui fragilisent les molécules de polystyrène, et la troisième produit des enzymes qui dégradent la matière en de petits morceaux. «Si elle se concrétise à grande échelle, cette méthode serait beaucoup moins polluante et coûteuse que ce qui se fait notamment aux Etats-Unis où l’on utilise des solvants assez chimiques», ajoute Alexandre Allard qui étudie actuellement à l’Université McGill.
Si leur découverte leur a permis de remporter le premier prix du Stockholm Junior Water Prize devant une trentaine d’autres équipes internationales, il faudra encore réaliser des tests à grande échelle conviennent les deux jeunes. Ils ont publié leurs résultats dans la revue Imagine de l’université Johns Hopkins et ont aussi été nommés ambassadeurs jeunesse du concours québécois Expo-Sciences Hydro-Québec.