Les trois refuges pour sans-abri montréalais sont remplis à pleine capacité. Les dirigeants de la Mission Old Brewery, de la Maison du Père et de la Mission Bon accueil s’expliquent mal ce fort achalandage à cette période de l’année, selon le journal The Gazette.
À la Mission Old Brewery, une dizaine de personnes sont refusées chaque soir. Le directeur général, Matthew Pearce, suppose que les itinérants ne voient plus les refuges comme une dernière issue mais plutôt comme un endroit où ils pourraient obtenir de l’aide.
Le pavillon Patricia Mackenzie, qui accueille les femmes itinérantes, est particulièrement bondé. La forte proportion de ces femmes a été abusée ou elles souffrent de troubles mentaux, ce qui expliquerait le fort achalandage, selon M. Pearce. Il a indiqué à The Gazette qu’un étage supplémentaire pourrait être construit au pavillon Patricia Mackenzie, bien qu’il soit déjà le plus grand refuge pour femmes au Canada.
La Maison du Père doit aussi refuser l’hospitalité à des itinérants certains soirs alors que la Mission Bon Accueil a vu sa clientèle croître de 23%.
Le Service de police de la Ville de Montréal a fait savoir que la météo pourrait avoir incité des personnes itinérantes, qui sont nombreuses à migrer vers la métropole pendant l’été, à frapper à la porte des refuges.
Cette augmentation du nombre de sans-abri serait liée à la récente crise économique, selon le professeur du département de service social l’Université de Sherbrooke, Roch Hurtubise. «C’est paradoxal de penser qu’au moment où il y a une reprise économique, il y a aussi une augmentation du nombre d’itinérants, mais ce n’est pas inhabituel», a-t-il dit à The Gazette.