«La Poly» a officiellement reçu la certification campus durable, mardi, des mains de la Coalition jeunesse Sierra. «C’est la suite logique des mesures prises en matière de développement durable», a déclaré Christophe Guy, d.-g. de l’école, en faisant référence aux pavillons Lassonde, les premiers édifices au Québec à avoir obtenu la certification de construction écologique LEED.
Grâce aux deux édifices, l’école a obtenu plusieurs points dans les catégories Eau (10% des eaux grises sont réutilisées sur place) et Énergie (67% de l’énergie du chauffage est récupérée). Être certifié Campus durable c’est aussi un «énorme travail de concertation», explique Mathieu Decoste, conseiller en environnement à l’École Polytechnique.
Il faut notamment quantifier plusieurs paramètres parmi une centaine de critères. Au rayon de la malbouffe, les 6800 étudiants et les employés consommaient en moyenne 3,1kg de frites par an. Ils utilisaient aussi 2708 feuilles par année et le site (du campus) comprenait 13% d’espaces verts. Il faut alors s’engager sur la voie de l’amélioration.
L’école a obtenu la certification de niveau 1 qui compte 4 paliers. Pour grimper une marche supplémentaire, la Poly pourrait notamment se tourner vers le compostage des résidus de table afin d’améliorer sont taux de 34% de récupération des matières recyclables. Elle pourrait s’inspirer de l’Université Concordia qui dispose depuis trois ans d’un énorme digesteur pour le compostage.
Le bannissement des bouteilles d’eau en plastique du campus est aussi au menu, indique Daniel O’Brien, représentant de l’Association des étudiants. Cette mesure a déjà été prise par l’Université de la Colombie-Britannique.
Trois universités québécoises ont obtenu la certification en 2009. Il s’agit des universités de Sherbrooke, Laval et Trois-Rivières. Deux autres universités québécoises s’ajouteront bientôt à la liste.