Plus d’une semaine après le déraillement de train à quelques rues de Hochelaga-Maisonneuve, plusieurs résidents du quartier ont reçu une lettre avec l’entête de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve signalant un danger imminent de déraillement de train et de déversement de pétrole dans le secteur. Toutefois, cette missive est fausse.
«Fréquemment, des trains de plus d’une centaine de wagons passent sur les rails du Canadien National (CN), tranportant jusqu’à cinq fois la quantité d’énergie de la bombe nucléaire qui a rasé Hiroshima. Considérant qu’au moins un déraillement par mois est enregistré par le CN, nous sommes tenus de vous aviser qu’un tel événement pourrait survenir bientôt dans votre quartier», peut-on lire dans la «fausse lettre», qui a également été publiée dans Pointe-Saint-Charles.
«Nous n’avons pas envoyé ce document. L’information y est fausse. Nous nous dissocions de son contenu», indique l’arrondissement.
En plus de se dissocier des propos de la lettre, le maire de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Réal Ménard, a dénoncé le ton alarmiste de la miscive.
«Il n’existe aucune forme de menace concrète quant à la sécurité de la population de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve en lien avec les activités ferroviaires quotidiennes du Canadien National ou du Canadien Pacifique sur l’ensemble de notre territoire», a-t-il publié sur son compte Facebook.
L’administration locale a rassuré la population qu’elle demeurera vigilante «par rapport à tout ce qui concerne la sécurité des citoyens et nous demandons de respecter en tout temps la réglementation visant à interdire la circulation à proximité des voies ferroviaires.»
Le maire Ménard a d’ailleurs contacté le Service de police de la Ville de Montréal pour savoir s’il y avait matière à enquête dans la lettre.
Des appels
Le 9 novembre dernier l’arrondissement a reçu une dizaine d’appels de résidents inquiets.
Même la députée provinciale, Carole Poirier, dont les informations sont incluses dans la lettre, a reçu un appel.
«Je n’aime pas que l’on ameute les citoyens», déplore Mme Poirier.
