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Montréal

Plus de transparence réclamée à la Ville de Montréal

L’opposition officielle à la Ville de Montréal, Projet Montréal, a appuyé mercredi la sortie de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) qui a réclamé dans les dernières semaines une plus grande transparence de la part de l’administration du maire de Montréal, Denis Coderre.

La FPJQ, qui a récolté plusieurs témoignages de journalistes, s’est entendue avec l’équipe du maire de Montréal pour une rencontre à la fin du mois sur le sujet. La fédération qui représente les journalistes déplore de longs délais de réponses aux questions des journalistes de la part de l’administration et un accès difficiles aux élus et aux fonctionnaires.

«La FPJQ n’est pas un organisme militant. Quand elle sort sur la place publique, c’est qu’il y a une réelle inquiétude», a mentionné l’élu François Limoges, de Projet Montréal.

Projet Montréal présentera une motion au prochain conseil municipal pour demander au maire de Montréal «d’améliorer les pratiques de transparence de son administration envers le public et les journalistes».

L’opposition rappelle avec inquiétude les «12 années de l’administration Tremblay où beaucoup de décisions ont été faites derrières des portes closes, ce qui a mené à plusieurs scandales».

Est-ce pire aujourd’hui? «Il n’est pas rassurant de savoir que la FPJQ constate des délais plus longs dans les réponses de l’administration actuelle», souligne l’élue de Projet Montréal, Marie Plourde.

Elle souligne qu’en campagne électorale, le maire avait promis de rendre l’administration de la Ville de Montréal plus transparente.

«Or, le maire confond l’omniprésence et la transparence administrative, a souligné François Limoges. C’est très différent d’aller à En mode Salvail que de permettre aux fonctionnaires de répondre aux questions des journalistes.»

Projet Montréal demande également que le maire publie la totalité de son agenda et s’assure que les intervenants qu’il rencontre soient inscrits au registre des lobbyistes.

L’administration Coderre a réagi par la voix de l’élu Marc-André Gadoury, qui s’est dit surpris d’entendre ces propos de la part de François Limoges.

Tous les deux sont des élus de l’arrondissement de Rosemont, dont le maire est François Croteau, du parti Projet Montréal. Marc-André Gadoury a dernièrement fait le saut, passant de l’opposition Projet Montréal à membre du parti du maire de Montréal, l’Équipe Coderre.

«Pendant la conférence de M. Limoges, je recevais un courriel du maire Croteau m’indiquant que dorénavant, il n’y aura plus qu’une seule rencontre par mois pour parler aux directeurs d’arrondissement [au sujet du conseil d’arrondissement], à Rosemont. Aussi, M. Croteau a fait construire un nouveau bureau à l’arrondissement pour que je ne sois plus dans les mêmes bureaux [que les autres élus de Projet Montréal]», s’est étonné M.Gadoury.

Le maire de Rosemont, François Croteau, réfute cette affirmation et soutient que tous les élus ont accès en tout temps aux directeurs d’arrondissement.

Marc-André Gadoury ajoute que pour savoir le prix de construction de son nouveau bureau, on lui a indiqué qu’il devait faire une demande d’accès à l’information.

Au sujet des demandes de la FPJQ, M. Gadoury estime que le fait d’avoir accepté de rencontrer la fédération est un signe d’ouverture de la part de l’administration Coderre.

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