National

Les maires s’unissent pour un registre des loyers

Le maire de l'arrondissement du Sud-Ouest, Benoit Dorais.

À l’approche du 1er juillet, les maires de 14 villes du Québec ont signé mercredi une lettre ouverte demandant au gouvernement de la province d’adopter un registre des loyers public, obligatoire et universel. Selon les signataires, le registre permettrait de stopper l’inflation des loyers, rétablir l’équilibre et désamorcer la crise du logement.

«En facilitant la négociation des prix à la baisse dans le marché locatif, un registre des loyers agirait sur l’ensemble du marché résidentiel et contribuerait à freiner l’inflation immobilière issue de l’augmentation des loyers», peut-on y lire.

Dans la loi actuelle, la «clause G» oblige les propriétaires à indiquer aux locataires le montant du plus récent loyer avant la signature d’un bail, ce qui permet aux locataires de refuser une augmentation qu’ils estiment abusive. Cependant, dans un récent sondage de la firme Léger, seuls 20% des locataires sondés ont déclaré que leur propriétaire avait rempli cette clause. Les maires ayant signé la lettre ouverte soutiennent qu’un registre pourrait pallier ce manquement.

Ils critiquent aussi le projet de loi 31 du gouvernement Legault, qui modifie entre autres la cession de bail en permettant à un propriétaire de la refuser à son locataire.

Les maires de Laval, Québec et Sherbrooke ont notamment signé la lettre ouverte. Du côté de Montréal, c’est le maire de l’arrondissement du Sud-Ouest, vice-président du conseil exécutif et responsable de l’habitation au sein de l’administration municipale, Benoit Dorais, qui a apposé sa signature à la lettre.

Inscrivez-vous à notre infolettre et recevez un résumé, dès 17h, de l’actualité de Montréal.

Articles récents du même sujet

Exit mobile version