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5 concessions à ne pas faire en couple 

Une femme regarde vers le sol.

Il y a des concessions à ne pas faire en couple...

Être en couple demande parfois de petits compromis par amour, comme décider d’aller au musée quand vous avez vraiment envie de faire du karaoké. Mais à quel moment ça va trop loin? Voici des concessions à ne pas faire. 

1. Brimer nos valeurs ou notre confort pour l’autre 

Même si ça a l’air évident, votre partenaire ne peut pas vous forcer à faire des choix moraux identiques aux siens. 

Sauteriez-vous en parachute même si vous avez peur du vide juste parce que votre partenaire trippe sur les sensations fortes? Vous priveriez-vous de recevoir un traitement médical parce que votre partenaire ne croit pas aux vertus de la médecine moderne? On espère que la réponse est non. 

«Nos valeurs, c’est la racine de notre identité et de toutes les décisions qui vont guider notre vie, soutient Véronique Jodoin, sexologue et psychothérapeute. Faire des compromis sur nos valeurs, c’est faire des compromis sur soi, ça vient jouer avec notre intégrité émotionnelle.»  

Véronique Jodoin.

En invalidant qui vous êtes intrinsèquement, vous pourriez ébranler votre confiance en vous et les risques de tomber dans une dynamique vicieuse sont alors décuplés. 

2. Faire des choses qu’on ne veut pas au lit 

On ne le dira jamais assez, mais le consentement est aussi important en couple que lorsque vous étiez célibataire. 

Ça peut sembler évident, mais ça peut vite devenir insidieux. 

Selon Mme Jodoin, ne pas respecter ses limites peut avoir de grandes répercussions psychologiques, parfois même à long terme.  

«Quand on fait des choses que notre partenaire aime au lit, mais que nous non, on ne se sentira pas plus à l’aise de les faire la prochaine fois», signale-t-elle.  

Vous avez le droit d’explorer, d’essayer de nouvelles choses si l’envie est au rendez-vous, mais si vous n’aimez pas ça, alors non, c’est non. 

3. Faire souvent les tâches ménagères les moins cool 

C’est toujours vous qui ramassez les petits «mottons» de nourriture humide dans le fond de l’évier avant de faire la vaisselle? Eh bien, c’est le temps que votre partenaire le fasse aussi. 

D’après Mme Jodoin, laisser un.e partenaire faire les tâches qu’on aime moins peut créer un sentiment d’injustice chez l’autre (et avec raison). 

«Un compromis, ça implique que ça doit être clair que l’un en fait et que ce ne soit pas toujours la même personne qui le fasse», souligne-t-elle. 

Contribuer à parts égales permet de montrer que vous tenez à l’autre. Suffit juste de plonger… (ses mains dans la vaisselle). 

4. Devoir choisir entre votre entourage et votre partenaire 

C’est vendredi soir. Vous vous apprêtez à sortir et votre partenaire vous pique une crise parce qu’iel aurait voulu faire un Netflix and chill. Qui plus est, iel vous dit souvent que vous devez choisir entre vos proches et votre couple. ÉNORME drapeau rouge, estime Véronique Jodoin. 

«C’est cruel de demander de choisir entre [l’être aimé] et ses proches. Si une telle situation se présente et qu’elle nous rend mal à l’aise, il faut l’aborder [plutôt que plier]», pense-t-elle. 

Accepter le fait que vos besoins sont parfois différents et en discuter, c’est primordial, affirme Marie Hazan, psychologue et professeure associée à l’UQAM. 

«Chacun est différent. Peut-être que moi ça ne me dérange pas que mon chum passe une soirée avec ses copains. Il faut qu’il y ait une certaine réciprocité [entre les deux partenaires], mais on n’est pas obligés d’être nécessairement pareils.» 

Marie Hazan.

Le mot d’ordre: respect, envers soi et envers l’autre. 

5. Toujours laisser l’autre décider des repas 

Ne laissez jamais l’autre contrôler ce que vous ingurgitez, et ce, même s’il peut paraître tentant d’éviter les conflits dans la cuisine ou au restaurant. 

Parce que oui, vous avez le droit de manger votre petit McDo une fois de temps en temps! 

Il est important de respecter les différences de l’autre – même en matière de bouffe – pour être épanoui.e.s ensemble, explique Mme Hazan. 

«S’il déteste les sushis par exemple, on peut trouver un troisième choix qui convient aux deux, précise-t-elle. Sans renoncer complètement à notre mets favori, on peut dire qu’on va y aller moins souvent ou y aller avec une copine.» 

Pour sa part, Mme Jodoin suggère une méthode «garde partagée». 

«Par exemple, je veux manger du chinois, toi tu as envie de la pizza? Cette semaine, on mange ce que tu veux, mais est-ce que la semaine prochaine ça peut être toi?» 

Ainsi, chaque personne fait son bout de chemin. Pas de chicane à table! 

Équilibre et communication: la règle d’or
Une règle importante s’impose quand vient le temps de s’entendre sur un compromis. Il doit être égalitaire pour les deux parties et ne créer aucun malaise, s’entendent nos expertes.
Bien entendu, pas besoin de jouer à la police du compromis! Il faut aussi utiliser son gros bon sens et s’adapter à la situation, explique Mme Hazan. C’est donc important de s’écouter et, surtout, d’être à l’écoute.
Par exemple, quand un compromis est jugé trop intense et qu’on ne prend pas le temps de partager notre point de vue à l’autre, ça peut provoquer encore plus de frustrations dans le couple, estime Mme Jodoin.
«Une bonne communication respectueuse, c’est se respecter tout en respectant aussi les demandes de l’autre», conclut-elle.

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