Regardez bien votre pouce. Qu’est-ce que vous voyez? Jérémy Marie, lui y voit une foule de paysages, de sourires et de souvenirs. Son pouce l’a amené jusqu’aux pyramides d’Égypte, aux déserts du Soudan, aux montagnes de l’Ukraine et aux chutes du Nicaragua. Et l’aventure continue.
Avec un budget quotidien de seulement 7 $, Jeremy a parcouru 51 550 kilomètres sur le pouce, soit près de cinq fois la circonférence de la Terre.
Le périple Un coup de pouce pour le monde du jeune Français de 25 ans a débuté en octobre 2007, depuis sa ville natale, Caen. Au départ, il devait partir pour deux ans, mais à quelques mois de l’échéancier d’origine, Jérémy sait déjà que son retour ne se fera pas avant 2012. Il a choisi l’auto-stop par préférence, parce que l’exercice permet d’entrer en contact avec la population locale.
Il y a déjà un an que le voyageur n’a pas vu ses parents, sa sÅ“ur jumelle et ses amis, mais il assure qu’il ne se sent pas seul. «En Europe, c’est plus facile de se sentir seul parce que la société est tellement individualiste. Tout le monde est si préoccupé par ses problèmes qu’on ne voit plus les autres, avoue-t-il. Dans les pays que j’ai visités, les gens sont chaleureux et ils n’hésitent pas à m’offrir un toit ou de la nourriture. C’est impossible de se sentir seul.»
Communiquer d’abord
Les principaux outils dont Jeremy se sert durant son voyage ne sont pas un canif ou un GPS. Ce sont plutôt sept phrases simples comme «Bonjour», «Merci» et «Mon nom est Jérémy, j’ai 25 ans et je suis Français». Puis, une courte explication de son projet. Chaque fois qu’il arrive dans un nouveau pays, il demande l’aide de quelqu’un pour traduire toutes ces informations pratiques.
Le jeune homme tient aussi un journal de bord sur son site internet et traîne avec lui son appareil photo un peu particulier… La caméra a été «redécorée» avec du ruban adhésif et un peu de poussière afin de ne pas être trop attrayante. Depuis qu’il a commencé son voyage, Jérémy assure qu’il n’a jamais eu «besoin» d’argent.
De dures réalités
Dans les pays défavorisés qu’il a visité, du Soudan au Belize, le voyageur a été confronté à l’adversité, à la pauvreté et aux conditions météorologiques intenses. Mais peu importe, le jeune homme se dit préparé, bien qu’il admette qu’on ne s’habitue pas à voir la pauvreté et la famine.
Jérémy Marie poursuit donc sa route et il prévoit se rendre aux États-Unis, au Canada et en Alaska dans les prochains mois. Il retournera ensuite au Mexique avant de continuer son périple en Amérique du Sud.
Pour suivre le périple de Jérémy Marie : www.lembas.ovh.org