Le nom «Guatemala» vient du terme nahuatl «Cuauhtemala», qui signifie «la terre des arbres». D’un point de vue géographique, ce pays d’Amérique centrale est situé dans une région stratégique, ce qui lui confère une immense richesse écologique et une impressionnante biodiversité.
Casé entre deux continents qui ont été séparés il y a des millions d’années, le Guatemala fut le terrain privilégié d’échanges génétiques entre les Amériques. Sa topographie accidentée, ses deux rives océaniques et la grande variation régionale des précipitations en font un des plus grands centres de production naturelle de ressources génétiques du monde.
Aires protégées
Afin de conserver son héritage naturel et de mieux gérer l’achalandage touristique, le Guatemala a développé depuis 1989 un réseau d’aires protégées (SIGAP) et créé un Conseil national des aires protégées (CONAP), qui en assume la direction et la coordination. Aujourd’hui, le Guatemala est fier de son inventaire comprenant 44 aires protégées, 7 parcs nationaux, 5 réserves naturelles, 7 biotopes et plus de 50 réserves privées. Les infrastructures permettent une découverte de la nature en toute sécurité, et des agences proposent des excursions et des itinéraires guidés au départ de Flores, dans le Petén, ainsi que de Cobán, chef-lieu de l’Alta Verapaz.
Ces aires protégées se retrouvent sous des vocables différents selon la nature du site; depuis les petits parcs d’intérêt culturel et naturel comme Mixco Viejo ou Quiriguá jusqu’aux immenses réserves écologiques comme la Réserve de la biosphère maya, où se trouve le parc national de Tikal. Les départements de l’Alta Verapaz et de la Baja Verapaz constituent le cÅ“ur de cette zone présentant un grand intérêt naturel. À Cobán, vous pouvez admirer l’une des plus importantes plantations d’orchidées d’Amérique, avec environ 60 000 spécimens.
Malgré les règlements et ordonnances, et dans certains cas le permis d’entrée, la visite de la grande majorité des aires protégées n’est soumise à aucun contrôle. Il est toutefois recommandé de contacter l’Office du tourisme du Guatemala (INGUAT) pour obtenir plus de renseignements sur l’aire protégée que l’on veut visiter. On vous informera de la disponibilité des équipements, de l’hébergement et des guides (si nécessaires).
Mais les activités de plein air ne se limitent pas aux aires protégées. En effet, la variété des climats et des écosystèmes (une vingtaine) qu’on retrouve au Guatemala offre la possibilité de pratiquer de nombreuses activités, dont certaines sont malheureusement cantonnées dans des lieux spécifiques par la pénurie d’équipements et d’agences de location.
800 espèces d’oiseaux
On ne sait pas combien d’espèces d’oiseaux compte le Guatemala; certains ornithologues avancent le chiffre de 800. Nous savons que Tikal et la région de la forêt tropicale sèche comprennent 281 espèces d’oiseaux, dont 180 sont résidantes. Le Parque Nacional Laguna Lachua abrite 122 espèces d’arbres, certains de grande valeur comme le sapotillier (sapotier) ainsi que de nombreux mammifères (130 espèces) en plus de 298 espèces d’oiseaux. Un lieu de choix pour l’observation des oiseaux est le biotope Cerro Cahuí. Il s’agit d’une des plus petites zones protégées du Petén, avec seulement 650 ha.
Autre haut lieu d’étude des espèces menacées d’extinction, la station biologique de Las Guacamayas, située dans la dernière réserve d’aras bleus en liberté de toute l’Amérique latine, propose une infinité d’activités. On peut y travailler comme bénévole en échange du gîte et du couvert. Le biotope du Quetzal, qui se trouve sur la route de Cobán, est voué à la préservation de l’oiseau sacré du Guatemala, le quetzal. Cet oiseau ne se prête pas facilement à l’observation.
Certains sites archéologiques comme Tikal sont de véritables petits paradis fauniques qui sauront vous charmer et vous faire apprécier la nature. Les singes, les tortues, les iguanes, les crocodiles, les tatous, les tapirs et les dindons ocellés comptent parmi les animaux les plus fréquemment observés dans les parcs et les réserves.
Ascension des volcans
Le Guatemala compte une chaîne de volcans qui longe la côte du Pacifique. Certains sont toujours actifs, comme le Pacaya, près de la Ciudad de Guatemala. Les volcans qui entourent les villes touristiques comme Antigua offrent des vues incomparables sur leurs environs. La montée se fait généralement en trois ou quatre heures, et le spectacle qu’offrent les volcans actifs – fumerolles, exhalaisons sulfureuses, chaleur de la lave et sol qui tremble sous les pieds – impressione. À l’est et au sud de la capitale, de nombreux volcans éteints, beaucoup plus faciles à escalader, cachent dans leur cratère des lacs où se pratique la baignade ou la pêche.
Découvrir en marchant
La randonnée pédestre constitue le meilleur moyen de découvrir les nombreux parcs et réserves du pays. Comme le Guatemala présente un relief très accidenté et que plusieurs chaînes de montagnes le traversent, les randonnées en montagne s’avèrent particulièrement spectaculaires et donnent l’occasion d’adopter un mode de vie méconnu. Quelques agences de voyages de la Ciudad de Guatemala, de Quetzaltenango et d’Antigua proposent l’équipement nécessaire aux longs trekkings.