«La problématique cette année, ce n’est pas les sous. Nous avons reçu le même montant d’argent que l’année dernière, mais en denrées, nous sommes en-dessous de l’année passée», souligne M. Boisvert.
Il faut dire que la distribution va bon train. «Ce sont 4 familles qui passent aux 15 minutes», indique le directeur de La Corbeille. Cela permet de répondre aux 100 familles inscrites pour la journée, en moins de 7 heures.
«On leur remet des paniers qui vont jusqu’à 140$ de valeur. Il y a de la dinde, du jambon et même des cadeaux pour les enfants», annonce-t-il, satisfait.
Mais il y a un bémol à cette satisfaction. «Vous savez, les gens ont besoin de manger 12 mois par année. Après Noël, quand je vais rouvrir le 7 janvier, je n’aurai plus rien pour aider les familles régulières du magasin d’Émilie, le magasin de dépannage alimentaire de l’organisme.»
La solution? On fait la cigale pour les Fêtes et la fourmi après. «On investit beaucoup de nos sous pour les Fêtes. Mais après les Fêtes, Moisson Montréal, qui nous fournit, n’aura plus rien», avertit M. Boisvert.
«Tout ce qu’on peut ramasser présentement nous aide à remplir plus longtemps les tablettes», précise-t-il. Mais son inquiétude reste bien réelle.