Ahuntsic-Cartierville

Apaisement de la circulation et sécurité aux abords des écoles et des centres d'hébergement

Difficile à résoudre et pourtant à l’origine de nombreuses plaintes, la circulation de transit constitue un des enjeux que le Comité de circulation aimerait bien solutionner en réduisant ce type de trafic dans les rues résidentielles. Le président du Comité Philippe Vallée a animé la rencontre qui avait lieu au YMCA de Cartierville.

La troisième assemblée publique du Comité de circulation de Cartierville a permis de dresser un bilan de la situation dans un quartier qui reste encore un lieu de passage pour une multitude d’automobilistes. Philippe Vallée a fait le point sur les préoccupations du Comité en matière d’apaisement de la circulation, de réduction de la vitesse et de sécurité accrue aux abords des écoles et des résidences pour aînés. Le président a beaucoup insisté sur le développement du transport en commun et des pistes cyclables comme moyens de transport alternatifs à l’automobile.

Décourager la circulation de transit n’est pas une mince affaire mais en réduisant la vitesse tout en modifiant le sens des rues, on incite les automobilistes à se trouver d’autres raccourcis. Le rétrécissement de la chaussée par des avancés, l’installation de dos d’âne (là où l’autobus de la STM ne circule pas) et la pose de balises de rétrécissement captent l’attention de l’automobiliste qui ralentit pour éviter de tels obstacles.

Le stationnement constitue également un fléau lorsque des rues résidentielles sont envahies par des gens de l’extérieur. Hélas, l’implantation du système de vignettes demande du temps et des consultations. De plus il faut payer un abonnement annuel et c’est toujours un inconvénient lorsqu’on a beaucoup de visiteurs. Et c’est sans compter les réticences du plus grand employeur de la région, l’Hôpital du Sacré-Cœur. Pour la sécurité aux intersections, Philippe Vallée a rappelé l’interdiction de stationner à moins de cinq mètres du coin. Celui-ci a également insisté auprès de la vingtaine de participants à cette assemblée, les artères les plus problématiques: le boulevard Gouin et la rue de Salaberry. Pensez à l’intersection de Salaberry vers l’est et l’accès à la 15 nord avec deux voies de virage. Philippe a également abordé le temps disponible pour traverser un grand boulevard comme le boulevard Laurentien près du Pont-Lachapelle, 18 secondes ce n’est pas assez pour une personne âgée.

Philippe Vallée avait bien des questions et des sujets de réflexion à soumettre au conseiller municipal de Cartierville, Chitilian et à ses fonctionnaires. L’étalement urbain, le besoin d’agir sur les volumes de circulation pour les réduire après s’être attaqué à la vitesse, et la volonté d’accroître l’offre dans les transports collectifs, sont autant de sujets chauds dans Cartierville.

Connaissance pointue des habitudes des automobilistes

Stéphane Papineau, agent technique principal en circulation et Jocelyn Jobidon, urbaniste MBA, chef de division – Études techniques ont expliqué au public quelques-uns des moyens utilisés pour comprendre l’attitude des usagers de la route et appliquer les mesures adéquates d’apaisement. L’arrondissement se sert d’analyseurs de trafic installés pour plus de deux semaines au même endroit. C’est un appareil plus discret et beaucoup plus efficace qu’un compteur de véhicules. En 2011-2012, 61 rues locales ont été analysées grâce à ces appareils. C’est à l’usage que les responsables de l’arrondissement ont évalué les différents outils de contrôle de la vitesse utilisés, comme les avancés, les balises centrales et les dos d’âne. Quant aux afficheurs de vitesse dont le coût est de 7 000 $ chacun, ils ont pour effet d’emmener l’automobiliste à s’interroger sur sa conduite bien que la plupart des chauffeurs ne ralentissent qu’en voyant l’appareil pour ensuite reprendre de la vitesse de l’avis de plusieurs participants à la réunion du Comité.

Articles récents du même sujet

Exit mobile version