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Ahuntsic-Cartierville

Débat au sommet entre Diane De Courcy, Pierre Moreau et Stéphane Le Bouyonnec

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) tenait le 17 août un débat électoral entre des représentants des trois principaux partis politiques. Pierre Moreau (Parti libéral du Québec, Châteauguay), Diane De Courcy (Parti québécois, Crémazie) ainsi que Stéphane Le Bouyonnec (Coalition avenir Québec, La Prairie), ont expliqué leurs engagements à l’égard d’enjeux majeurs touchant la métropole et son développement économique. Retour sur ce débat agité.

À la demande de la Chambre de commerce, c’est le journaliste économique Gérald Fillion qui a agi à titre de modérateur lors du débat tenu à l’hôtel Delta centre-ville. De la modération, il en a d’ailleurs fallu considérablement pour faire respecter à messieurs Moreau et Le Bouyonnec les droits de parole attribués à chaque débatteur: les échanges entre les deux candidats de la Rive-Sud ont été mouvementés. Alors que l’actuel ministre des Transports énonçait le bilan des réalisations de sa formation politique, le candidat Le Bouyonnec a martelé à plusieurs reprises que le gouvernement libéral avait « abandonné Montréal », allant jusqu’à affirmer qu’il « s’était endormi les deux mains sur le volant », pour reprendre la formule chère à Jean Charest.

Restant au-dessus de la mêlée durant la joute, Mme De Courcy a quant à elle profité de l’agitation pour présenter un nombre considérable de mesures qu’avancerait un gouvernement péquiste.

La métropole et la question des transports

C’est autour des thèmes de la modernisation des infrastructures et du développement du réseau de transport en commun que les positions ont été les plus tranchées. Pour le candidat Le Bouyonnec le manque de courage politique des libéraux a causé leur « cafouillage dans leur gestion des transports ». Proposant d’abolir l’AMT au profit d’une nouvelle agence intégrant le département des transports collectifs du MTQ – ce qui donnerait à la nouvelle agence davantage de capacité de planification –, le débatteur de la CAQ s’est exposé au sarcasme du ministre Moreau. « Vous allez sacrifier 16 années d’expertise de l’Agence métropolitaine de transport pour créer une nouvelle structure », a questionné le ministre sortant, ce à quoi M. Le Bouyonnec a répondu que l’AMT comptait 400 employés et que la CAQ allait avoir le courage nécessaire pour « faire le ménage dans la bureaucratie québécoise ».

Pierre Moreau a profité de ses droits de parole pour insister sur le chemin parcouru par son gouvernement depuis les neuf dernières années, promettant de garder le cap: « nous augmenterons de 50% l’offre de service de transport en commun d’ici 2020, tout en faisant passer à 300 km le réseau de voies réservées. Lorsque nous sommes arrivés au pouvoir en 2003, il n’avait que 11 km de ce type à Montréal », a-t-il soutenu.

Diane De Courcy a pour sa part dévoilé le vaste plan péquiste en matière de transport. Visant à mieux desservir l’est de l’île, un gouvernement du PQ s’engage à prolonger le métro jusqu’à Anjou avec la ligne bleue, en plus de transformer la rue Pie IX en véritable corridor urbain nord-sud. Désieux de rompre avec la gouverne libérale en terme de transports collectifs, le PQ compte aussi accorder une plus large place à ce mode de déplacement dans l’actuel projet du nouvel échangeur Turcot.

Le débat sur Twitter

La Chambre de commerce invitait les personnes présentes au débat à commenter les échanges sur le réseau social Twitter. Un commentaire de M. Le Bouyonnec sur l’immigration a soulevé l’ire des blogueurs, lorsque celui-ci critiquait la politique du gouvernement sortant. « Nous accueillons des immigrants au-delà de notre capacité. À ce taux, c’est comme si les libéraux importaient du chômage », a-t-il affirmé.

Avant la tenue du débat, le chef de la CAQ critiquait le Parti québécois, qui présente des promesses électorales sans toutefois avoir déposé son cadre financier. Questionnée à cet égard par le candidat Le Bouyonnec, Diane De Courcy a répondu simplement: « Mme Marois présentera notre cadre financier devant la Chambre le 28 août ». La question du financement des promesses péquistes – les internautes ont été plusieurs à le mentionner – a d’ailleurs été le seul point sur lequel les représentants caquistes et libéraux ont attaqué Mme De Courcy.

Dans le cadre de son prochain déjeuner-causerie, la CCMM recevra le 28 août la chef du Parti québécois, Pauline Marois à l’hotel Centre Sheraton. Cette présentation sera l’événement de clôture des activités électorale de la Chambre. Mme Marois y dévoilera le cadre financier de ses engagements de campagne.

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