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Ahuntsic-Cartierville

Grève et marche des employés du secteur public à Ahuntsic

Des enseignants du collège Ahuntsic ont organisé une marche en fin de matinée dans les rues d’Ahuntsic avant de rejoindre les employés de la santé et des services sociaux en grève et qui ont tenu un rassemblement devant le CLSC d’Ahuntsic.

Cette manifestation entre dans le cadre des grèves rotatives du Front commun des employés de l’État québécois en négociation avec le gouvernement pour leur nouvelle convention collective.

Soupes et cafés chauds attendaient la centaine de marcheurs affiliés au Syndicat du personnel enseignant du collège Ahuntsic (SPECA). Ils avaient longé la rue Saint-Hubert et le boulevard Henri-Bourassa avant de rencontrer le personnel de santé affilié à l’Association des professionnels de la santé du Québec (APTS) et ceux de la Fédération de santé et de services sociaux services de la Confédération des syndicats nationaux.

«Au collège Ahuntsic, le personnel de soutien assure le piquetage jusqu’à 18h ce soir», indique Philippe de Grosbois, membre du conseil exécutif du SPECA.

Plus de mobilisation
Pour les syndicalistes sur le terrain, la confrontation avec Québec se durcit et ils ne comptent pas baisser les bras. «Nous n’avons pas l’impression que le gouvernement écoute, nous avons l’impression que c’est du mépris», regrette Marjolaine Goudreau de l’APTS.

Le front commun regroupe des syndicats des employés de l’État, mais, aussi des organismes communautaires et des étudiants, ce qui amplifie les moyens de pression. «Avant, on ne se connaissait pas. Maintenant, il est plus facile de mobiliser les gens», assure Mme Goudreau.

Faire monter la pression
Un débrayage pour les trois premiers jours de décembre pourrait être décidé si les négociations achoppent et serait d’une plus grande ampleur si les organismes communautaires et les étudiants de l’ASSÉ obtiennent un mandat de grève et rejoignent le mouvement. «Cela fait monter la pression encore plus», suppose M. De Grosbois qui redoute toutefois la loi spéciale.

«M. Coiteux, le président du Conseil du trésor, a dit qu’il voulait régler le problème avant Noël, on pourrait voir le vote d’une loi spéciale. Nous réfléchissons comment réagir, dit-il. Même en face d’un gouvernement autoritaire, il faut savoir prendre les moyens pour se faire entendre et se faire respecter.»

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