IDS-Verdun

Militer pour un meilleur accès universel

Le Verdunois Jérôme Saunier

Jérôme Saunier

Jérôme Saunier est un résident de Verdun depuis 19 ans. Son quotidien depuis les dernières années est de s’investir pleinement auprès de l’organisme montréalais Ex aequo. Celui-ci se consacre à la promotion et à la défense des droits des personnes ayant une déficience motrice.

En 1997, M. Saunier a été diagnostiqué avec la sclérose en plaques et cette maladie a rapidement dégradé son état de santé. Depuis une vingtaine d’années, il circule en fauteuil roulant. C’est pour cela que l’accessibilité universelle le préoccupe autant. «Ça me prend une énergie de fou de militer pour cette cause, mais c’est essentiel. Si l’on ne le fait pas, qui va le faire?», fait-il valoir.

Dans ses temps libres, le Verdunois aime lire chez soi. Il a aussi l’habitude d’aller se promener sur le bord du fleuve. «Le parc qui longe les berges à Verdun est phénoménal. C’est un grand espace ouvert, on a de la chance d’avoir cela», souligne-t-il.

Ce que M. Saunier aime particulièrement de Verdun est son côté humain. «Le quartier Wellington-De L’Église, c’est la partie un peu villageoise. C’est là qu’il y a toute l’activité commerciale, explique-t-il. Quand on sort se promener, on rencontre toujours quelqu’un que l’on connaît de près ou de loin.»

Déplacements

M. Saunier utilise beaucoup le transport adapté pour ces déplacements. Il est ravi de voir que cette année, l’arrondissement a réservé des places de stationnement pour la mobilité réduite à diverses intersections de la rue Wellington, devenue piétonne pour l’été. «C’est quelque chose qu’on avait demandé pour pouvoir se rapprocher avec le transport adapté», se réjouit le résident.

De plus, la Promenade Wellington a retenu une proposition de M. Saunier pour la seconde édition de la rue piétonne. Cela consiste à installer des rampes à mi-bloque sur certains tronçons. Cela empêche les personnes en fauteuils de devoir parcourir une distance importante pour pouvoir monter sur le trottoir.

M. Saunier estime qu’il y a des progrès pour l’accès universel, mais que les choses évoluent lentement. Par exemple, plusieurs commerces qui ont subi des réfections majeures ont refait les marches de l’entrée de façon identique au lieu d’ajouter une rampe d’accès.

L’arrondissement possède un Plan d’accessibilité universelle (2016-2021). Cet énoncé a pour objectif d’intégrer les normes d’accès sans obstacle dans toute nouvelle construction ou rénovation des bâtiments municipaux. Il vise aussi l’accessibilité universelle et l’adaptation des logements et des commerces privés.

Or, les propriétaires ont un droit acquis sur leur bâtiment lorsque celui-ci respecte certains critères entre autres en lien avec son année de construction. Ce sont donc principalement les bâtiments du domaine public qui sont accessibles universellement.

«Dans le secteur privé, bien souvent il n’y a aucun effort qui est fait», se désole le résident. La Ville de Montréal comme les autres municipalités du Québec ont les compétences pour adopter des règles plus rigides, estime le résident.

Des endroits exemplaires

Il souligne tout de même que certains propriétaires font des efforts pour un accès plus inclusif à leur commerce. À Verdun, le magasin Mondou a été rendu complètement accessible. La Plage de Verdun est également aménagée pour accueillir les personnes à mobilité réduite. Même qu’une rampe d’accès à l’eau leur permet de faire trempette.

M. Saunier aime aussi se rendre au restaurant Wellington, car lorsqu’il téléphone à l’établissement, on y installe une rampe amovible. Il applaudit aussi les efforts du commerce Chez Robins. En plus d’une rampe d’accès, la porte est automatique et à l’intérieur l’on retrouve des accès universels.

Jérôme Saunier croit que des gestes comme ceux-ci doivent continuer. Il souligne que cela apporte une énorme différence pour la liberté des personnes ayant une déficience motrice. 

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