Le LaSallois Jacques Grenier a remporté le 28 novembre un voyage pour six personnes à New York alors que son équipe de bénévoles a raccompagné le 2 000 000e bénéficiaires de l’histoire de l’Opération Nez rouge.
«On savait qu’il y aurait le 2 000 000e dans la soirée, mais on ne s’attendait pas à ce que ça tombe sur nous parce que ça pouvait arriver n’importe où au Canada», explique celui qui est bénévole à Nez rouge depuis sept ans et qui habite LaSalle depuis 1978.
«On nous a dit que c’était un raccompagnement VIP et qu’il ne fallait en parler à personne. On croyait que c’était un artiste. On allait le chercher dans un restaurant sur Sainte-Catherine Ouest».
La centrale de Nez rouge a demandé aux trois bénévoles de descendre de voiture. «En temps normal, deux accompagnateurs débarquent, mais le chauffeur reste au volant. On a trouvé ça curieux», déclare Jacques Grenier.
En entrant, le trio a eu droit à une ovation et a été conduit dans une salle remplie de journalistes, de dirigeants et de la mascotte de l’Opération Nez rouge.
Voyage new-yorkais
Jacques Grenier et ses complices ont gagné un voyage à New York, pour voir en action l’équipe sportive de leur choix. «On a parlé de Rangers-Canadiens en séries éliminatoires, ou des Yankees pour voir le Yankee Stadium, le Taj-Mahal sportif connu à travers le monde», explique Jacques Grenier.
Âgé de 68 ans, marié et père de deux filles, Jacques Grenier a joint Nez rouge alors qu’il prenait sa retraite, après 31 ans à la compagnie Monsanto, devenue Solutia, de LaSalle.
«J’ai essayé un soir et ça fait sept ans. J’ai connu mes copains Serge et Sylvain là-bas. On a fait Nez rouge ensemble et on a cliqué», soutient-il.
Souvenirs et anecdotes
Jacques Grenier a vécu quelques épisodes lui rappelant des sketches d’Olivier Guimond.
«On a ramené un client en état d’ébriété pour l’aider à monter les marches du balcon. La porte s’est ouverte et on a vu une dame à bigoudis, en robe de chambre et en pantoufles. Et il y avait la mère ou la belle-mère debout derrière».
Une autre fois, son équipe a conduit un homme éméché à Laval. «Il nous disait habiter près de l’eau et qu’il y avait une centaine de canards dans sa cour. Il nous y a menés, mais on n’a jamais vu de canard».
Jacques Grenier se souvient d’un moment problématique à sa première année de bénévolat. «Deux gars s’étaient fait sortir d’un restaurant parce qu’il fermait et l’un d’eux était couché dans la neige. En route, ils nous ont offert une ligne de coke, puis ont commencé à se battre. On s’est arrêté sur le bord de la route, mais nous étions à cinq minutes de leur destination et on est finalement allé les reconduire».
Fondée en 1984, Nez rouge offre un service de raccompagnement accessible et confidentiel. Chaque année, l’organisme effectue plus de 76 000 raccompagnements à travers le pays.
