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LaSalle

Taux de réussite «exceptionnel» à l’École du milieu

Mission accomplie pour la toute nouvelle École du milieu de LaSalle qui enregistre un taux de réussite de 95 %, plus du double de la moyenne provinciale, pour sa première cohorte de 16 décrocheurs de 18 à 35 ans. Ces derniers ont relevé le défi de reprendre leurs études secondaires et de rester sur les bancs d’école toute l’année.

En fin d’après-midi le 21 juin, les premiers étudiants de L’École du milieu ont tous reçu un certificat de la part de leur enseignante afin de souligner leur persévérance au cours des derniers mois.

La cérémonie s’est déroulée sans tambour ni trompette dans la petite salle de classe, située au deuxième étage d’un garage. L’allure simple de cet événement ne reflète en rien l’ampleur du défi relevé par les 16 étudiants, tous à des stades scolaires différents.

Ce taux est d’ailleurs qualifié «d’exceptionnel pour ce genre d’école, puisque le taux moyen se situe à un peu plus de 45 %», selon Bryan St-Louis, chargé de communications au ministère de l’Éducation.

«Envisager l’avenir»
«J’ai commencé en 6e année et je suis rendue en Secondaire 3. Mon défi était de parler devant un groupe parce que je suis agoraphobe et j’ai une grande peur des foules. Je compte bien aller chercher mon Secondaire 5», raconte Jessica Ayotte St-Onge, une des «diplômées» qui sera de retour à l’École du milieu à l’automne.

Native de la Côte d’Ivoire, en Afrique, Sidonie Kouassi est pour sa part arrivée à LaSalle en 2012. Elle est mariée et mère de six enfants. Après avoir amorcé ses études secondaires dans son pays d’origine, elle a quitté l’école pendant 13 ans.

«L’École du milieu m’a permis de me connaître et d’envisager ce que je veux faire à l’avenir. Je ne savais pas comment ça marchait au Canada et je remercie tous ceux qui nous ont accompagnés», dit celle qui fréquentera le Centre Clément l’an prochain.

La solidarité
Pendant la dernière année, des ateliers de développement personnel ont permis aux étudiants de s’épanouir, dans les locaux de Destination Travail, à l’angle de la 90<V>e>V> Avenue et du boulevard Newman.

Un enseignant-orthopédagogue et une équipe d’intervenants les a aussi accompagnés dans leur cheminement et des bénévoles ont agi à titre de tuteurs.

L’enseignante Line Lamontagne signale que le volet Intégration sociale est le cœur de l’école. «C’est plus que scolaire. C’est une réappropriation de soi, apprendre à se responsabiliser et gérer le stress. Chacun avait ses objectifs et un plan d’action», dit-elle.

Ces étudiants ont aussi profité de cours de boxe, activités artistiques, visite au Planétarium et une participation à la Grande envolée du commandant Robert Piché.

Cinq ans de préparation
Destination Travail a mis cinq ans à préparer la création de cette école pas comme les autres.

«Les étudiants ont accepté de nous faire confiance, ce qui nous a permis de tester notre capacité à le faire. C’était un challenge et il y a encore des choses à peaufiner», explique Philippe Tisseur, directeur de Destination Travail.

Le projet opère avec un budget d’environ 80 000 $ et le programme est gratuit pour les jeunes raccrocheurs.

La cérémonie du 21 juin s’est déroulée en présence de divers acteurs dont la mairesse Manon Barbe, deux représentantes du député de Marguerite-Bourgeoys Robert Poëti ainsi qu’une représentante de la députée fédérale Anju Dhillon.

École du milieu en chiffres
19 étudiants inscrits
5 vont réintégrer le système régulier
10 seront de retour en septembre
48 examens réussis

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