Mercier-Hochelaga-Maisonneuve

Hommage à une préposée aux bénéficiaires décédée de la COVID-19

Des préposés aux bénéficiaires de Grace Dart.

Les préposés aux bénéficiaires du Centre de soins prolongés Grace Dart ont tenu une minute de silence en mémoire de Victoria Salvan.

Il y a un peu plus d’un an, Victoria Salvan fut l’une des premières préposées aux bénéficiaires québécoises à succomber à la COVID-19. Aujourd’hui, des travailleurs de la santé et des militants de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) lui ont rendu hommage.

Le rassemblement s’est tenu devant le Centre de soins prolongés Grace Dart dans l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, où Mme Salvan travaillait depuis 25 ans.

«Sa mort nous a profondément touchés et nous a rappelé l’importance de la prévention ainsi que de l’accès aux outils de travail adéquats, et ce, peu importe le contexte», a déclaré le président du Conseil régional FTQ Montréal métropolitain (CRFTQMM), Marc-Édouard Joubert.

L’événement était également une occasion de souligner la Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail qui a lieu chaque année le 28 avril.

Selon M. Joubert, depuis mars 2020, «19 personnes qui sont affiliées à FTQ, notamment au service de santé, sont décédées des suites de la COVID-19».

Un rapport des Forces armées canadiennes (FAC) rendu public en mai 2020 avait observé une hausse rapide du taux de propagation de la COVID-19 parmi les résidents de Grace Dart, dû au «nombre insuffisant de personnels» et à la «mauvaise discipline» dans le port des équipements de protection et du respect des zones.

Selon ce rapport, en date du 14 mai 2020, le taux de contamination des résidents était de 40% et le taux de contamination des employés, autour de 49%. L’Armée canadienne avait compté 64 décès dans cet établissement de plus de 200 résidents.

M. Joubert ajoute à ces observations des FAC, un problème avec l’accès aux masques N-95, ainsi qu’avec l’organisation du travail.

Il note que la situation est stabilisée depuis, «parce qu’au moins le travail est séparé en zones et il y a davantage de préposées aux bénéficiaires sur le terrain.»

Il croit en revanche que le ratio patient et préposée aux bénéficiaires pourrait baisser encore un peu.

Autorisées à prendre une pause pour être présentes lors de l’hommage, des anciennes collègues de Mme Salvan considèrent elles aussi que la situation va mieux cette année et que la charge de travail est moins lourde. De plus, elles se réjouissent qu’il n’y ait aucun cas de COVID-19 actuellement.

Quand on leur demande ce qu’il manque encore, l’une d’elles répond : «Une augmentation de salaire».

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