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Il n’y aura finalement pas grève au Parc olympique cet été

Vue du Parc olympique. Photo: Ph: twitter de Cédric Essiminy

Après des journées de négociations intensives, les syndicats du Parc olympique ont réussi à conclure une trêve avec l’employeur, écartant ainsi la menace de grève pour l’été. Aucune entente de principe ne sera présentée aux membres avant l’automne.

Le porte-parole des travailleurs, Nouhoum Doumbia, président du Syndicat des bureaux-techniques du Parc olympique, a expliqué que la grève n’était jamais une fin en soi, mais que l’objectif principal était de protéger les acquis en matière d’horaires. L’employeur s’est engagé à préserver ces acquis, ce qui a permis de parvenir à un accord.

Dans ses dernières propositions, la partie patronale avait envisagé une restructuration des horaires de travail qui aurait fait passer ceux-ci de cinq à sept jours. Cette modification aurait eu un impact important sur la conciliation travail-famille pour de nombreux syndiqués. Cependant, après les négociations, les deux parties ont réussi à trouver un terrain d’entente maintenant la stabilité actuelle des horaires.

Des gains significatifs

Le syndicat a également obtenu des gains significatifs concernant la protection des emplois, la sous-traitance et l’aménagement des horaires. Les éléments salariaux restent en jeu et les négociations reprendront après un règlement du secteur public.

Stéphanie Gratton, présidente par intérim de la Fédération des employées et employés du secteur public (FEESP-CSN), a souligné que le Parc olympique a peu de marge de manœuvre tant qu’un règlement n’est pas atteint dans les négociations du secteur public. La trêve a donc été convenue sur la base de la bonne foi des deux parties.

Danny Roy, président de la Fédération des professionnels (FP-CSN), qui représente l’autre partie des employés syndiqués CSN, a soutenu que les travailleurs espéraient obtenir de bonnes hausses salariales à l’automne et qu’ils souhaitaient montrer leur bonne volonté à l’employeur en renonçant à exercer leur droit de grève cet été.

Au total, plus de 200 travailleurs du Parc olympique disposent d’une banque de cinq jours de grève à utiliser au moment opportun. Bien que le vote de grève soit toujours valide, les syndicats pourraient choisir de l’utiliser plus tard cet automne si cela s’avérait nécessaire, selon la CSN.

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