Le projet a germé dans l’esprit de Christian Mathieu, l’un des propriétaires, dès la naissance de la ligue, il y a trois ans. Il a effectué des démarches et recueilli de l’information pour acquérir une franchise. Au cours de l’année 2013, il a approché des amis pour démarrer le projet et sept personnes plus tard, l’équipe était née.
« Ç’a toujours été un rêve d’exercer à un sport de haut niveau. Au secondaire, je voulais jouer dans la National basketball association, mais quand j’ai découvert le frisbee, j’ai eu la piqure. Là, c’est devenu réalité. C’est incroyable », avoue M. Mathieu, aussi joueur au sein de la formation montréalaise.
« J’ai toujours voulu faire partie d’une équipe professionnelle. Pour réaliser ce projet, je l’ai acheté », ajoute en souriant, Jean-Levy Champagne, copropriétaire, directeur exécutif, joueur et co-capitaine du Royal.
Première saison
Pour sa première saison au sein de la ligue, le Royal s’est donné deux objectifs à atteindre; le premier est de participer aux séries éliminatoires et le second est de rejoindre la communauté d’ultimate frisbee pour qu’elle vienne aux rencontres.
« Malheureusement, nous ne ferons pas les éliminations. Nous avons essuyé un peu trop de défaites. Nous devons faire une croix dessus pour cette année. Nous nous reprendrons la saison prochaine », avance M. Champagne.
Toutefois, la formation montréalaise a atteint des sommets en ce qui a trait à l’affluence à leurs parties. Elle a même battu la marque de la ligue quant au plus grand nombre de spectateurs pour un match.
« Le record était de 2300 personnes et nous en avons eu 2400, lors de notre première rencontre à domicile. Nous avons une moyenne de 1000 partisans par duel et nous en attendions 600. C’est complètement fou. Il y a une aura autour de nous, depuis le début. C’est quelque chose d’inexplicable. Tout le monde croit en notre organisation », illustre M. Champagne, en mentionnant que la page Facebook du Royal a atteint les 4000 amis au cours de la semaine du 16 juin.
« La ligue nous regarde, car elle veut savoir ce que l’on fait pour attirer autant de monde. Nous leur partageons nos idées, car c’est ainsi qu’elle va continuer de s’améliorer », soutient M. Mathieu.
Malgré une fin de saison précipitée, les copropriétaires se disent satisfaits de leur première année au sein de la UDAL.
« Nous sommes sur un nuage. Nous ne regrettons aucunement notre choix. Il y a quelques petits éléments que nous allons améliorer pour 2015, notamment la captation vidéo », souligne M. Champagne.
« Nous voulons poursuivre l’aventure pour les 20 prochaines années », poursuit M. Mathieu.
Le Royal de Montréal jouera son dernier match, le 28 juin, dès 19 h, au stade Percival-Molson (475, avenue des Pins Ouest). Les billets sont en vente sur place ou sur le site www.royalultimate.com.