Saint-Laurent

30 ans de dévouement pour le volleyball


Nicole et Claude Joubert ont commencé à s’impliquer au Club de volleyball de Saint-Laurent il y a 30 ans. Le couple dans la soixantaine voulait que «ça roule» dans le jeune organisme et n’a, depuis, jamais cessé de s’impliquer.

«Le bénévolat fait partie de notre vie», souligne Nicole Joubert.

Au-delà du sport, le couple s’implique notamment auprès de la Croix-Rouge depuis une douzaine d’années et s’est engagé pendant une décennie à la chorale menée par Gregory Charles, à Laval.

«Comme nous parlons espagnol, la Croix-Rouge nous appelle régulièrement pour du soutien pour l’aide aux sinistrés», précise Claude Joubert.

Pourtant, «Pitou et Minou» comme ils se surnomment, ne s’attendaient pas à être honorés lors de la 60e soirée de reconnaissance des bénévoles de l’arrondissement, cet automne.

Équipe
C’est l’esprit d’équipe ainsi que la sécurité qui les animent au Club de volleyball de Saint-Laurent, créé dans les années 1980. Trois soirs par semaine, des groupes d’adultes de différents niveaux jouent dans le gymnase de l’école secondaire Saint-Laurent. L’été, il y a aussi des matchs en extérieur.

«Nous avons quatre spécialistes, rémunérés, formés aux premiers soins et entraîneurs de volleyball, annonce Mme Joubert, présidente du Club de volleyball de Saint-Laurent. Nous appliquons quelques règlements supplémentaires pour que ce soit sécuritaire.»

En septembre, les nouveaux joueurs bénéficient de l’assistance des spécialistes pendant quelques semaines, afin de réviser les notions de volleyball.

Social
Pour les 250 inscrits annuellement, le club va au-delà du sport. L’aspect social est primordial, avec le party de Noël durant lequel Mme Joubert s’assure que tous aient un cadeau, mais aussi d’autres, comme celui de la Saint-Valentin.

«Une vingtaine de couples se sont formés ici et, pour certains, leurs enfants jouent désormais avec nous», souligne M. Joubert, qui est secrétaire-trésorier du club.

Ses membres, de 18 à 75 ans, viennent de Saint-Laurent et d’ailleurs, ce qui constitue un environnement multigénérationnel et multiculturel.

Le couple fournit des explications comme ils peuvent à ceux qui ne parlent pas français ou anglais, s’il n’y a pas d’interprète parmi le groupe.

«Sans eux, le volleyball serait différent», affirme Isabelle Laforest, membre depuis 12 ans et désormais par les spécialistes certifiés.

Redistribuer
L’investissement financier de chacun des membres dans l’organisme, de l’ordre de 65 $ par année, est entièrement récupéré en «cadeau, pizza et bière», sourit-elle, «en plus d’avoir un club en bonne santé financière».

Le Club de volleyball de Saint-Laurent peut même se permettre de faire des dons de charité chaque année. Lors d’un séisme aux Philippines, alors que plusieurs joueurs en sont originaires, il a été fait à la Croix-Rouge. Une autre année, ce fut pour l’hôpital Sainte-Justine.

Malgré les défis traversés, comme la fermeture du gymnase cette année pour des réfections, «Pitou et Minou» demeurent en poste et constatent même que le bouche-à-oreille amène toujours davantage de joueurs dans le club.

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