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Saint-Laurent

Plaidoyer pour du sirop

Michel Forté vit une déception amère depuis qu’il a décidé d’entailler l’ érable qui trône sur son terrain avant pour y recueillir la sève il y a deux ans. Effectivement, il a depuis reçu un avis d’infraction de la ville lui donnant 7 jours pour enlever son installation.

Le citoyen de Saint-Laurent trouve ridicule qu’il ne puisse pas recueillir la sève de l’arbre, malgré un règlement municiapl qui lui en interdit, prétextant un surplus. «Mon argument, c’est que la municipalité, c’est à moi. La municipalité est à l’ensemble des personnes qui sont là. Je ne fais pas de dommage.»

Confectionner son propre sucre d’érable – qu’il partage avec familles et amis, sans en faire de commerce – n’est pas le seul avantage qu’en tire M. Forté. Il en tire une satisfaction plus fondamentale : celle de faire découvrir le plaisir des sucres à ses voisins – de près et de loin -, issus de l’immigration.

«Pas plus tard que ce matin, mon voisin me demandait ce que je faisais. Je lui ai fait goûter à l’eau d’érable. Ça créé une synergie.»

Il ne conteste pas le fait que l’arbre appartienne à l’arrondissement. «Mais qui s’en occupe? Qui ramasse les feuilles? Qui engraisse l’arbre? Qui coupe le gazon? C’est moi!» Il se plaint également qu’une branche morte doit être émondée et risque de tomber n’importe quand, risquant de causer des dommages. «J’ai fait une demande il y a 7 ou 8 mois, et ils ne sont jamais venu.»

L’arrondissement riposte

Contacté par le journal Nouvelles Saint-Laurent, Paul Lanctôt, porte-parole de l’arrondissement de Saint-Laurent, a insisté pour apporter une précision. «M. Forté a reçu un avis d’infraction et non pas un constat d’infraction – ce n’est pas une amende! Son arbre appartient à la ville et ce n’est pas un érable à sucre, c’est un érable argenté. »

Il rappelle qu’un règlement stipule qu’on ne doit pas nul ne peut clouer, brocher ou autre sur le mobilier urbain. Et la raison n’est pas qu’esthétique. «Nos experts nous disent que ça comporte des risques importants pour les arbres de faire cela», affirme-t-il. «Il y a des maladies, des parasites qui peuvent s’implanter – l’arbre pourrait même mourir à long terme.»

Il rappelle qu’en créant un précédent pour M. Forté, d’autres personnes pourraient commencer à le faire – sans compter les débordements qui pourraient s’en suivre.

Il souligne d’ailleurs que Saint-Laurent est un des pires arrondissements en ce qui concerne les ilots de chaleur. «Le deux tiers de notre territoire est industriel et on veut conserver notre canopée. Avec l’agrile du frêne, ça ne nous aide pas à maintenir nos arbres. Nous sommes vulnérables et on ne peut permettre aux citoyens de poser des actes à risque.»

«Son objectif vient de bonnes intentions et c’est louable ce qu’il a voulu faire.»

«Ça reste que c’est dans l’emprise de la Ville. (…) Nous avons un plan précis d’émondage, on s’occupe de nos arbres, on fait l’entretien.

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