lang="fr-FR" > L’école, autrement
Saint-Laurent

L’école, autrement

Les journées commencent différemment pour les élèves de l’École alternative Jonathan, une école élémentaire pas comme les autres qui est située sur le boulevard Décarie à Saint-Laurent. Il y a bien une cloche qui sonne le matin mais on ne s’attend pas à ce que les élèves soient cordés en rang à leurs bureaux et silencieux au son de la deuxième cloche, prêts à ingurgiter la leçon du professeur.

En fait, c’est tout le concept de classe dans sa forme traditionnelle qui est bouleversé. Au son de la cloche du matin, les élèves se retrouvent dans des groupes de discussion multi-âges, c’est-à-dire des groupes allant de l’âge de la maternelle à la sixième année, pour discuter de ce qui va être fait durant la journée.

On discute et on choisit ce qu’on va faire, on fait l’activité et on répète l’exercice trois autres fois par jour. Les ateliers sont faits seuls, par deux ou en groupe qui doivent contribuer au développement de l’enfant. Les ateliers ont certains pré-requis mais en général, on s’inscrit sur une base volontaire. Certains ateliers sont réservés pour les plus petits et d’autres pour les plus grands.

Les ateliers sont très variés. On s’assure de couvrir les exigences du ministère de l’éducation en termes d’apprentissages requis mais les ateliers qui mènent à ces apprentissages vont de construire une maison de poupées à des ateliers d’écriture de prose, de poèmes, des ateliers mathématiques, de correspondance, de science, de généalogie, de sport, d’art, de jeux comme le backgammon ou des sorties éducatives, etc.

«C’est vraiment un modèle qui est actif. Les élèves ne sont pas statiques, assis à un pupitre, recevant les apprentissages du professeur vers l’élève seulement», a dit Élise Breault, mère d’un enfant qui fréquente l’école. 

 «Les classes fonctionnent par atelier, par projets seuls, à deux ou projets collectifs. Ça leur permet de faire les apprentissages en ce qui a trait à l’écriture, aux mathématiques et aux sciences. Il y a une grande variation par rapport aux projets pour que les enfants puissent faire les apprentissages», a dit Sonia Goulet, un autre parent de l’École Jonathan.

En plus de développer l’esprit d’initiative des enfants, on favorise le développement de leurs capacités de synthèse en exigeant une présentation orale à la fin de l’activité pour qu’ils fassent un sommaire de ce qu’ils ont appris. Malgré la flexibilité du modèle de pédagogie, les enfants doivent tout de même passer leurs examens du ministère de l’éducation avant d’entrer au secondaire. On dit du modèle qu’il forme des étudiants et des adultes plus responsables et autonomes.

«L’école Jonathan m’a principalement apprise à être autonome et responsable. On nous apprend à être capables de s’organiser par soi-même. On nous apprend a faire des choix par nous même et d’évaluer les conséquences. On n’apprend pas juste la matière régulière comme les autres écoles, mais aussi à travailler sur nos points faibles de nos traits de personnalité et à les améliorer», a dit Marion Mauriès, une ancienne élève maintenant âgée de 23 ans qui étudie présentement la psychologie à l’université.

Si cette structure plus flexible permet le développement de l’esprit d’initiative et la créativité de s’exprimer, elle demande en contrepartie une implication plus grande de l’enfant… Mais aussi des parents. Nombre de parents comme Élise Breault s’impliquent dans l’école, mettant plusieurs heures par semaine pour guider des ateliers au besoin. Chaque famille est invitée à faire deux ateliers par année mais en pratique, on voit les parents beaucoup plus souvent que seulement deux fois l’an.

«Ce n’est pas l’enfant qui arrive à l’École Jonathan, c’est la famille entière qui s’inscrit à l’école. Les parents font évoluer le modèle aussi. Avec les années qui passent, le modèle évolue. C’est un modèle adaptatif. Ce ne sont jamais les mêmes activités ou les mêmes sorties d’une année à l’autre», a dit Mme Breault.

«L’éducation est vraiment une valeur pour les familles qui sont ici. L’apprentissage est autant pour les parents que pour les enfants que pour les éducateurs. Il y a vraiment un esprit de communauté ici», a dit Mme Goulet.

Pour en apprendre plus sur cette option alternative pour votre enfant, la meilleure façon est d’aller faire un tour à la rencontre d’information qui se tiendra le 3 février. Pour inscrire son enfant pour l’École Jonathan pour la prochaine année scolaire, il faut absolument participer à cette soirée d’information. L’École Jonathan est située au 705 boulevard Décarie. On peut en apprendre davantage sur l’école en ligne au www.ecolejonathan.info ou en appelant le 514 748-2460 poste 3.

Articles récents du même sujet

Exit mobile version