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Saint-Laurent

Des initiatives qui ne passent pas inaperçues

Lors du Sommet sur l’agrile du frêne organisé par la Ville de Montréal la semaine dernière, l’arrondissement de Saint-Laurent, ainsi que son maire, Alan DeSousa, ne sont pas passé inaperçus.

Depuis l’apparition de l’agrile du frêne à Montréal en 2011, l’infestation par le coléoptère est devenu un sujet chaud à Montréal et les maires des différents arrondissements se sont penchés sur la question. Une chose a été retenue : ce que fait l’arrondissement de Saint-Laurent est différent.

Au terme du sommet, Sylvain Ouellette, conseiller municipal du district de François-Perrault de Villeray—Saint-Michel—Parc-Extension, s’est avoué déçu de ne pas y avoir trouvé ni d’enveloppe budgétaire ni de projet de réglementation. Il déplore que beaucoup de questions demeurent sans réponse et que l’épidémie actuelle soit sous-estimée.

Par contre, il a souligné l’initiative de l’arrondissement sur le financement du traitement des arbres qui se trouvent en terrains privés.

«On ne sait toujours pas comment on va faire pour intervenir, ni comment financer», regrette le conseiller. «Peut-être que, comme l’arrondissement Saint-Laurent, ça sera uniquement aux frais des citoyens, mais qu’on va faire des achats de groupe pour le TreeAzin pour que ça coûte moins cher. C’est quand même une bonne solution».

En ce moment, l’épidémie est traitée de façon autonome, chaque arrondissement décidant de l’initiative qui sera mise en place.

M. DeSousa était présent lors du Sommet sur l’agrile du frêne. «Les employés de l’arrondissement travaillent depuis un certain de façon proactive, car ils connaissent le danger que représente l’agrile du frêne pour la forêt urbaine de notre territoire», rassure le maire.

Le maire a d’ailleurs dit qu’il tenait à assister au sommet, entre autres pour partager les pratiques de l’arrondissement aves ses pairs, mais également pour apprendre et agir en solidarité sur toute l’île.

«Nous dénombrons environ 2500 arbres sur notre territoire, du domaine public», poursuit M. DeSousa. «Nous estimons que le domaine privé détient un nombre similaire d’arbres. (…) Nous avons déployé un certain nombre de pièges différents sur notre territoire et nous avons été capables de détecter la présence de cet insecte. Nous avons été capables d’immédiatement saisir le danger que ça représente».

Les stratégies élaborées en collaboration avec la Ville centre, en plus de la stratégie SLAM (Slow Ash Mortality), qui coupe les arbres infectés et permet de traiter les arbres qui les entourent, afin de les sauver.

L’arrondissement a choisi, en plus d’appliquer de vacciner près de 1600 arbres avec du TreeAzin. Ceux-ci étaient plus vulnérables, mais avait la possibilité de survivre. L’arrondissement détient, selon le maire, le record de nombre d’arbres vaccinés à Montréal.

Un traitement à 50%

L’arrondissement a par la suite organisé une session d’information pour informer les résidents sur ce fléau qui ravage les frênes, «parce que les insectes ne font pas la distinction entre les arbres publics et privés», blague à peine le maire.

C’est justement à la suite de cette session d’information que l’arrondissement décide de faire un appel d’offre afin de pouvoir offrir des traitements de TreeAzin à prix modique pour les citoyens.

«Ce sont les résidents même qui nous l’ont demandé. Ils sont devenus nos alliés dans cette bataille», précise M. DeSousa. Le contrat a été octroyé au mois de février à l’entreprise privée Arbo Direct ltée.

Plusieurs stratégies et outils de communication afin de lutter contre l’agrile du frêne seront disponibles dans les prochains mois. Les citoyens qui désirent en savoir plus sont invités à consulter le site internet de l’arrondissement ou à s’abonner au cyber-bulletin.

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