Lorsque Christine St-Pierre, candidate du Parti libéral a demandé à Mme Abitbol si – oui ou non – les médecins oeuvrant à l’Hôpital Jean-Talon seraient mis à la porte s’ils ne se soumettaient pas aux règles, cette dernière a répondu «oui, après un an».
La foule a immédiatement hué la candidate péquiste, qui avait déjà perdu des étudiants avec une langue anglaise maladroite – quoique ses efforts aient été appréciés – ainsi que sa position face à la charte de son parti et son point de vue sur un éventuel référendum.
Pendant le débat, les quatre candidats ont pu exprimer leurs opinions sur divers sujet. Christine St-Pierre représentait le Parti libéral dans Acadie, Evelyne Abitbol du Parti québécois dans Acadie, Benoit Charette, candidat pour la CAQ à Deux-Montagnes ainsi qu’Hasnaa Kadiri, candidate pour Québec solidaire dans Saint-Laurent ont tous pu répondre à des questions venant du public.
De la religion au cours d’histoire
La charte a évidemment eu une place prépondérante lors du débat, mais rien n’était tabou. Une étudiante a exprimé sa préoccupation face aux cours d’histoire obligatoires au Cégep prévus par le PQ, arguant qu’ils enlèveront deux choix de cours importants pour les étudiants – des cours leur permettant par exemple d’apprendre une nouvelle langue ou de se découvrir de nouveaux talents.
À ce sujet, Mme Abitbol a admis qu’elle ne connaissait pas le dossier et qu’elle ne savait pas quel bénéfice auraient ces cours, laissant Benoit Charette répondre à la question à sa place.
L’importance d’être bilingue a également été soulignée plusieurs fois et les candidats ont tous fait des efforts pour parler en anglais – du moins pendant une partie du débat.
«Je suis d’origine arabe et une fière Québécoise», a dit Mme Kadiri sur la question du bilinguisme, soulignant que de parler plusieurs langues l’aide grandement afin de communiquer plus aisément avec les citoyens de sa circonscription.
Nonobstant quelques blagues faites sur la souveraineté du Québec et l’anglais laborieux de certains candidats, le débat a semblé répondre aux inquiétudes des étudiants.
Tous les candidats ont eu le temps de dévoiler leurs opinions – tous étant contre la charte, à l’exception de la candidate péquiste, du moins de la façon dont elle est présentée par le PQ.
Bernard Drainville, candidat pour le Parti québécois dans Marie-Victorin et père de la charte, n’a pas retourné nos appels à propos des congédiements de médecins.