Les Laurentiens ont été majoritaires à refaire confiance à Jean-Marc Fournier, qui est député dans la circonscription depuis 2010. Ce n’est effectivement pas la première fois qu’il se fait élire dans la circonscription, ayant obtenu près de 66% des votes en 2012 et détenant une majorité de 17 579 bulletins. 19 mois plus tard, les Laurentiens lui ont accordé 15% de plus de votes, 10 769 votes majoritaires de plus.
«J’ai fait le tour de plusieurs bureaux de vote (le jour de l’élection)», souligne M. Fournier. «Je me suis aperçu qu’il y avait un bel enthousiasme de la population à aller voter. Je pense que c’est un message clair qui est adressé à l’ancien gouvernement. Je répétais partout que le nom le plus important n’est pas celui sur le bulletin de vote, mais celui qui est celui sur la liste électorale.»
Il s’explique un bon dans les votes entre autres par l’absence d’un candidat pour la Coalition Avenir Québec – Sam Nassif ayant été disqualifié par le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) pour une question de signatures – ainsi que la question d’un référendum et de la Charte de la laïcité. «Ça ne colle pas du tout avec les réalités de Saint-Laurent», affirme le député.
La Charte de la laïcité, qu’il rebaptise la Charte de la «discrimination vestimentaire», ne semblait pas faire l’unanimité dans la circonscription de Saint-Laurent. Près de 50% de la population laurentienne est issue de l’immigration, dont 11,8% de nouveaux immigrants selon les statistiques du DGEQ.
«À Saint-Laurent, la diversité est prépondérante. On y retrouve des groupes minoritaires. Pour toute minorité, chaque geste posé sans égard à la Charte des droits qui les protège se sentent visés directement ou indirectement.»
Dossiers prioritaires
Maintenant qu’il remporte ses élections, Jean-Marc Fournier ne se contentera pas de s’assoir sur ses lauriers : le député à des plans clairs. Le dossier de l’Hôpital Sacré-Cœur est d’ailleurs dans une de ses premières préoccupations. «Pour moi, c’est le premier sujet, comme toujours. On va travailler avec les gens de l’hôpital.»
De plus, l’économie est au cœur de ses enjeux. «Il faut que l’on mette à profit le développement économique de Saint-Laurent. Notamment par le projet de frais de transport d’exportation, sous forme de crédit d’impôt pour les biens d’exportation. Il faut améliorer ce domaine et trouver d’autres marchés d’exportation.» Il souligne l’importance de la pénétration de d’autres marchés, mais également d’attirer les investisseurs étrangers.
Enfin, il compte développer ses liens avec les acteurs principaux du domaine municipal et fédéral. «C’est un atout pour Saint-Laurent que l’on puisse travailler ensemble.»