Lancée l’été dernier, l’application mobile «Saint-Laurent en mouvement» ne fait pas fureur. Seule une poignée de résidants de l’arrondissement l’a installé sur son téléphone intelligent et rares sont ceux qui sont allés à la découverte des lieux historiques et patrimoniaux du territoire.
Disponible gratuitement sur les magasins virtuels des téléphones Apple et Android, l’application Saint-Laurent en mouvement a pour objectif de mettre en valeur les bâtiments patrimoniaux, les sites historiques, les endroits culturels et les parcs naturels de l’arrondissement.
Les utilisateurs peuvent même créer un calendrier avec les activités culturelles à venir, partager leurs photos des endroits visités et visionner des vidéos. Ce guide touristique 2.0, le premier du genre à Montréal, présente ainsi le territoire aux Laurentiens comme jamais auparavant.
Pourtant, force est de constater que l’engouement du public pour le gadget est quasi inexistant. En effet, le programme n’a attiré que par 735 personnes, versions française et anglaise réunies, a révélé l’arrondissement à Nouvelles Saint-Laurent. Rappelons que Saint-Laurent a dépassé tout récemment le cap des 100 000 habitants.
«Ce n’est pas beaucoup de téléchargements, on est d’accord, mais il y a à peu près 2 millions d’applications dans l’App Store!, s’exclame Paul Lanctôt, chef de la division des communications pour l’arrondissement Saint-Laurent. Une professionnelle du milieu m’a dit qu’il y a plus de 20 000 applications qui se développent chaque semaine. Il faut être fier de ce qu’on a fait tout de même!»
M. Lanctôt tient à préciser que la création de l’application mobile Saint-Laurent en mouvement s’inscrivait dans un vaste projet de valorisation historique et artistique de l’arrondissement. Cette carte touristique interactive n’était qu’une initiative parmi tant d’autres.
«C’était une demande des citoyens, pour qu’ils connaissent davantage leur quartier, ajoute le porte-parole. Quand on pense à Saint-Laurent, on pense tout de suite au développement économique, mais il y a beaucoup d’aspects qui sont méconnus: le fait qu’on ait un quartier historique, deux cégeps, une vie artistique, etc.»
Une application coûteuse
Pour le lancement, le maire Alan DeSousa a retenu les services de la firme Greencopper et, après un processus d’appel d’offres, il y a injecté 23 639 $ pour sa conception. Des frais annuels de 8 000 $ pour le maintien du programme et la mise à jour des licences de tous les modules sont également applicables.
L’arrondissement précise toutefois qu’il n’y a pas de coûts liés à l’entrée de données, mais que si l’administration désire ajouter une section, des frais pourraient survenir selon la commande et les besoins.