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Saint-Laurent

Concourir pour la quête de ses origines

Par stephanie.maunay@tc.tc

Le 20 septembre prochain aura lieu, à Saint-Laurent, la finale du premier concours Miss Créole Québec. Loin d’être une simple compétition de beauté, cet évènement se veut rassembleur de la communauté créole. Les organisateurs veulent montrer la richesse et la diversité de ses peuples.

Neuf candidates ont été présélectionnées pour participer à cette première édition. Elles vont représenter Haïti, l’île Maurice, la Réunion, la Martinique et la Guadeloupe. Pour cette dernière destination, Solène Vangout, 19 ans, sera la porte-parole.

«Je suis née en France mais j’ai passé toute ma vie en Guadeloupe. Je suis arrivée à Montréal il y a deux ans, et c’est à partir de ce moment-là que j’ai commencé à prendre pleinement conscience de mes origines», raconte la jeune femme.

Peu avant le début du concours, Solène a entrepris une réflexion sur son passé.

«Je suis tombée sur l’histoire afro-américaine et je me suis rendue compte qu’il manquait un pan du passé afro-caribéen. Ce concours ne tourne pas qu’autour de la beauté. Il permet de donner de la visibilité à la communauté créole dans ce qui nous rassemble et nous différencie.»

«Un besoin identitaire»

C’est dans cette optique que le comité organisateur a choisi de démarrer cette aventure.

«Il s’agit de partager une cause commune qui est la femme créole, explique Sabine Monpierre, sa présidente. C’est un personnage phare sur lequel on se repose beaucoup. Mais j’ai remarqué, que pour plusieurs jeunes filles qui ont grandi en dehors de leur pays d’origine, cette notion leur échappe encore. Alors, elles réalisent qu’elles ont un vrai besoin identitaire.»

Les candidates seront les porte-drapeaux de leur pays tout au long de ce concours.

«On a vraiment tenu à ce qu’il y ait une fille pour chaque territoire, indique Mme Monpierre. Il y a beaucoup de communautés créoles laissées-pour-compte. Ce concours n’est pas une occasion de devenir Miss. C’est un moyen de se rapprocher de sa culture et de la faire valoir aux yeux de tous.»

Découvrir les autres communautés

Les neufs candidates participent depuis près de deux mois à des ateliers «retour aux sources».

«On apprend à se servir de produits cosmétiques faits avec des plantes qui poussent chez nous. Il s’agit de garder le savoir-faire que les femmes créoles ont mis en place», ajoute Solène.

Ces rencontres permettent aussi aux jeunes filles de se découvrir.

«Je connaissais l’Histoire d’Haïti mais j’en savais très peu sur l’Île Maurice et la Réunion. On se rend compte que d’un bout à l’autre de l’océan, on a des ressemblances mais que chaque peuple créole a ses particularités», conclut la jeune femme, qui va représenter fièrement la Guadeloupe en septembre.

Le gala Miss Créole Québec se tiendra le 20 septembre, à 19 h 30, à l’auditorium du Collège Vanier. Un jury de cinq personnalités du monde culturel choisira la Miss 2014. 10% des recettes de la soirée seront reversés à la Fondation Surdité et communication de l’Institut Raymond-Dewar. Plus d’information au www.misscreolequebec.com.

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