Saint-Laurent est un endroit sécuritaire pour faire du vélo et tout est en place pour bien circuler dans le territoire, se défend l’arrondissement.
En entrevue avec Nouvelles Saint-Laurent, Aref Salem, conseiller de Ville pour le district de Norman-McLaren, est catégorique: l’arrondissement est pro-vélo et l’administration DeSousa est très soucieuse du réseau cycliste.
Avec plus de 37 kilomètres de pistes cyclables, le réseau est «assez avancé», estime-t-il, et il le sera encore plus dans les mois à venir.
«Il faut savoir qu’on vient de loin, on travaille très fort sur cet enjeu, soutient Aref Salem. Il y a beaucoup d’espaces de stationnement qu’on a transformés en piste cyclable.»
En 2008, par exemple, l’arrondissement ne comptait que 8 kilomètres de bandes cyclables, illustre l’élu.
«Aujourd’hui, on est à 37,5 kilomètres et dans la planification 2014-2015, 13 kilomètres de plus sont déjà prévus, rappelle-t-il. Dans le plan de transport à long terme, on vise 90 kilomètres. On aura donc multiplié par dix en 10 ans le réseau de pistes cyclables à Saint-Laurent.»
Vélo-Québec est du même avis que M. Salem, qualifiant le maire DeSousa de «dynamique» et d’ «ami» du cyclisme à Saint-Laurent.
«Il s’est tout de même fait plusieurs choses intéressantes depuis quelques années dans cet arrondissement», affirme franchement Marc Jolicœur, directeur de la recherche à Vélo-Québec.
Les solutions sont là
Aussi responsable du transport au comité exécutif de la Ville de Montréal, Aref Salem reconnaît que les liens entre Saint-Laurent et les arrondissements limitrophes sont défaillants, mais il n’y voit pas là un problème insurmontable.
«Nous sommes entourés d’autoroutes, c’est la réalité et ça ne rend pas les choses faciles, mais on n’est pas enclavés non plus. Les solutions, on les a trouvées», dit Aref Salem.
Il énumère la liste des endroits bien desservis: la rue Thimens, le réseau cyclable dans Bois-Franc, les alentours du Cégep de Saint-Laurent, etc.
Plusieurs voies seront ajoutées dans les prochains mois et Saint-Laurent sera mieux connecté avec ses voisins, promet M. Salem. «Dans tout développement de rue, on pense vélo», assure-t-il.
Pas d’accidents, rapporte la police
Du côté du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), un nombre minime d’accidents impliquant des cyclistes à des automobilistes et des piétons ont été relevés ces derniers mois. Le patrouilleur à vélo et agent du poste de quartier 7, Anastasios Mousmanis, indique que la cohabitation se fait très bien.
«On ne m’a rien rapporté, confirme-t-il. Le réseau moins bien développé, c’est dans le coin du quartier industriel, mais c’est beaucoup moins fréquenté que les autres secteurs de l’arrondissement.»
L’un des endroits les plus problématiques est le viaduc en dessous de la voie ferrée des trains de l’AMT, situé à l’angle du boulevard Côte–Vertu et de la rue Muir, ajoute toutefois l’agent Mousmanis.
«Il m’est arrivé de voir des cyclistes circuler sur le trottoir et pour cela, j’ai reçu des plaintes de piétons, admet Anastasios Mousmanis. C’est interdit, c’est vrai, mais depuis le décès d’une cycliste au début de l’été, le SPVM a dit qu’il allait tolérer les cyclistes qui utilisent le trottoir sous les viaducs.»