La technique de compostage sur laquelle la Ville de Montréal s’est arrêtée est le compostage en tunnel qui nécessite une série de boîtes horizontales munies de portes. « Pour s’assurer qu’on ait un compostage optimum, le compost est maintenu au même niveau d’humidité, d’oxygène et de température. C’est pour s’assurer que le compostage se fasse le plus rapidement possible avec un minimum d’inconvénients », explique M. Blain.
Ce dernier affirme que ce procédé permet aux matières organiques de se décomposer plus rapidement. Contrairement à la technique de compostage en andain, une technique de compostage en pile, qui est utilisée dans le centre de Saint-Michel, le compostage en tunnel permet un contrôle complet des conditions de maturation. Conséquemment, une pelure de banane envoyée au centre de compostage de Saint-Michel prendra de sept à huit mois pour arriver à maturation alors qu’elle sera traitée en quatre semaines à Saint-Laurent.
Tuer les odeurs
Afin d’éviter les odeurs, le centre sera construit en bâtiment fermé sous pression négative. Ceci veut dire que l’air sera aspiré à l’intérieur du bâtiment scellé par deux portes. L’air ressortira par une cheminée une fois traité.
L’air passe par un processus de filtration par l’acide. « Il passe par des douches de liquides acides et toutes les composantes ammoniaquées sont neutralisées », explique M. Blain. À la suite de quoi l’air passe dans un biofiltre. Il s’agit d’un filtre naturel composé d’écorce ou de tourbe. « Les bactéries qui sont dans l’écorce et dans la tourbe neutralisent les odeurs: elles gobent les substances volatiles », raconte l’ingénieur. Avant de finir son périple, l’air passe dans un laveur à l’eau. « Les particules dans l’air sont absorbées dans l’eau, l’eau est un solvant naturel ». À la fin du processus, l’air est rejeté dans Saint-Laurent par la cheminée du centre.
Le processus de consultation publique se poursuit. Le 30 octobre au centre des loisirs, situé au 1375 rue Grenet, se tiendra la deuxième rencontre avec le public.