La championne Canadienne raconte son histoire.
Tout commence à Saint-Lambert, Émilie Heymans qui n’a pas encore 6 ans, se lance dans le sport, des rêves plein la tête. «J’ai tout de suite voulu performer. Mon objectif était de participer un jour aux Jeux olympiques», avoue-t-elle.
La jeune Émilie est tombée dans une famille sportive. « Mon père était joueur de Soccer et ma mère membre de l’équipe canadienne d’escrime. Elle a d’ailleurs participé aux Jeux olympiques de 1976 à Montréal!»
À 11 ans, la mère d’Émilie décèle de bonnes aptitudes pour le plongeon. La future championne fait face à un vrai dilemme. «J’avais un gros souci avec le fait de plonger, car je déteste l’eau! Les insistances de ma mère ont fini par me convaincre. Mais j’étais certaine à ce moment-là, que mon rêve était brisé.» Émilie persévère dans un entraînement acharné de16 à 20 heures par semaine.
En 2000, à seulement 18 ans, elle participe à ses premiers Jeux Olympiques.
«Sydney restera mon plus beau souvenir de sport. Tout y été si impressionnant. Imaginez 10 000 athlètes dans le village olympique.»
Une première couronnée de succès pour Émilie Heymans qui remporte une médaille d’argent en plongeon synchronisé avec Anne Montminy.
«Je voulais toujours faire mieux»
Trois autres médailles olympiques suivront pour finalement constituer un formidable palmarès. «Je dois ces résultats à mon encadrement. J’ai bénéficié d’un soutien d’une psychologue ainsi que d’un préparateur physique. C’est ce qui m’a permis de tenir jusqu’en 2012. J’ai eu ainsi la chance de ne pas avoir de blessures graves.»
Parmi les personnes présentes figuraient deux personnalités dans le monde du sport. Colette Pépin est la fille d’une résidente du foyer. Elle a fait partie de l’équipe d’aviron canadienne aux Jeux de 1976. «Je suis très heureuse de voir ce qu’ont apporté les Jeux olympiques aux Jeunes. Il est aussi intéressant de mesurer les différences entre mon époque et la sienne», a déclaré Mme Pépin.
La deuxième personne est un aîné du nom d’Andreï Quinz. Originaire de Zagreb, il a été membre du relais 4×200 mètres libre de l’équipe de natation yougoslave entre 1942 et 1955. Son expérience sportive diffère quelque peu de celle d’Émilie Heymans : «Les conditions étaient difficiles. Nous perdions beaucoup de temps aussi à nettoyer la piscine. En moyenne, nous nous entraînions 20 km par jour.
Ce dernier a remis à Mme Heymans un bouquet de fleurs juste après que celle-ci a évoqué ses projets d’avenir. Un Bac de commercialisation de la mode en poche, elle travaille désormais sur une gamme de maillots de bain.
«À 30 ans je vais peut-être prendre ma retraite. Cela fait étrange de dire cela», dit-elle. Elle conclut en s’adressant directement aux aînés : «J’espère que vous allez continuer de faire du sport. Et de préciser : le plus important est cependant de faire ce que l’on aime. Je me compte très chanceuse d’avoir fait ce que j’aimais toutes ces années.»