Le temps d’une visite VIP, Pierre Wilson, directeur-conservateur au musée, a dévoilé quelques trésors cachés. Devant les yeux des visiteurs, des objets plus inusités les uns que les autres défilaient: beurrier, sous-plat, masque, broderie, encrier, boîte de quête, gobelet, draperie, cabane à oiseaux, fer à repasser, souliers, salière, tous d’une époque maintenant révolue. Parmi les trésors du musée se trouvent aussi des petits morceaux de bois du bateau de Jacques Cartier et un bol Anastasie du 11e siècle.
Après son arrivée au Musée en 2001, le directeur-conservateur s’est lancé dans des travaux de dépoussiérage. Armé de plusieurs jeunes motivés du Cégep Montmorency, il a ouvert toutes les boîtes dans lesquelles se trouvaient 3000 objets qui composaient la réserve muséale. Les jeunes yeux se posaient sur les diverses reliques sans nécessairement savoir à quoi ces étranges ustensiles, outils ou autres pouvaient bien avoir servi. «Dites-moi quelque chose», lançait aux étudiants M. Wilson, dans l’espoir qu’ils pourraient identifier les objets.
À ces 3000 artéfacts se sont ajoutés 4000 objets que le Ministère de l’éducation du loisir et du sport du Québec avait entreposés au musée. Malheureusement, M. Wilson ne pouvait pas y toucher.
Le directeur-conservateur s’est saisi du téléphone et demanda au ministère comment lui faire parvenir une facture pour l’entretien et l’entreposage de ses nombreuses boîtes et ce, pendant plusieurs années. Magnanime, il offrit une autre solution: que le contenu de ses boîtes soit ajouté à la collection du musée. Cette option a été préférée et a élevé le nombre d’objets à la réserve à 7000.
On déménage
Afin d’en assurer la pérennité, l’essentiel de ces objets seront déplacés dans la réserve muséale construite à la Bibliothèque du boisée. Mais la route a été longue avant d’en arriver là. Construire la réserve à l’extérieur du musée aurait été accompagné par le paiement de taxes foncières trop élevées pour les moyens du bord.
Ne reculant devant rien, le directeur-conservateur s’est dit: «ben je vais changer la loi». Après de nombreuses démarches, il a eu gain de cause. Au Québec, les musées ne doivent plus payer de taxes foncières sur leurs réserves muséales installées hors musée. Ainsi, l’institution put prendre part au projet.
Pour la construction de cette réserve, 400 000$ ont déjà été versés. Il ne manque plus que 50 000$.
Une autre rencontre aura lieu le 27 février à 18h. Inscription requise.